Accueil » A la une » « The strange ones » de Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein. Critique cinéma

« The strange ones » de Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein. Critique cinéma

Synopsis: A bord de leur voiture, Sam et Nick sillonnent les routes de la campagne américaine. Pour certains qu’ils croisent, ils sont deux frères partis camper, pour d’autres, des fugitifs. Durant ce road-trip, de mystérieux événements surviennent, faisant peu à peu éclater la vérité au grand jour...

La fiche du film

Le film : "The Strange Ones"
De : Christopher Radcliff, Lauren Wolkstein
Avec : Alex Pettyfer, James Freedson-Jackson
Sortie le : 11/07/2018
Distribution : Epicentre Films
Durée : 81 Minutes
Genre : Drame, Thriller
Type : Long-métrage
le film

Prix du Jury au Champs Elysées Film Festival.-

Il faut à l’origine admettre le processus narratif très particulier qui montre, mais ne dit rien. Ou si peu. Une maison en flammes que fuit un jeune garçon. Un autre plus âgé va le rejoindre.

On apprend très vite qu’ils sont frères. C’est du moins l’assurance d’une identité affichée à la sauvette, à la dérobée, devant toute tierce personne.

Sam et Nick ont l’air de fuir , mais qui , mais quoi ?  Lors d’une halte dans un motel quasiment vide, la responsable leur propose d’y demeurer à leur guise et gratuitement, c’est la morte saison. Nick n’est pas indifférent aux charmes de la demoiselle (Emily Althaus).

Sam lui dit que son grand frère n’est pas celui qu’il prétend être, renvoyant le spectateur dans la même incompréhension. La description qu’il en fait est surprenante, mais dit-il la vérité ?

Un trouble supplémentaire à ce mystérieux voyage vers nulle part, si ce n’est ce refuge improbable qu’ils atteignent enfin, au cœur d’une forêt semble-t-il très fréquentée.

Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein signent un premier film au parfum de Sundance. Bien articulée sur des ressorts inattendus, leur vision parcellaire du monde est portée en apesanteur. Toujours dans les extrêmes, toujours dans l’attente, c’est un thriller d’un autre genre, qui au suspense privilégie l’ambiguïté.

Sam fait beaucoup de cauchemars, il rêve aussi. Vit-il vraiment le drame qui le hante ? Le monde autour de lui est-il bien réel ?  James Freedson-Jackson prête son visage androgyne à cette fuite qui ne dit pas son nom, nimbant son regard absent d’un mystère supplémentaire .

La réponse de Alex Pettyfer est tout aussi étrange, grand gaillard attentionné aux écarts de son compagnon, petit frère d’infortune balloté par une trop grande histoire.  Radcliff et Wolkstein la racontent tout aussi étrangement, mais avec tact et intelligence. C’est du vrai cinéma !

Prix du Jury au Champs Elysées Film Festival.- Il faut à l’origine admettre le processus narratif très particulier qui montre, mais ne dit rien. Ou si peu. Une maison en flammes que fuit un jeune garçon. Un autre plus âgé va le rejoindre. On apprend très vite qu’ils sont frères. C’est du moins l’assurance d’une identité affichée à la sauvette, à la dérobée, devant toute tierce personne. Sam et Nick ont l’air de fuir , mais qui , mais quoi ?  Lors d’une halte dans un motel quasiment vide, la responsable leur propose d’y demeurer à leur guise et gratuitement, c’est la…
le film

On ne sait quasiment rien sur ce jeune homme et jeune garçon qui vont à travers le pays , sans trop savoir eux-mêmes ce qu’ils cherchent. Un appétit de vie encore mal digéré que les hasards de leur fuite supposée va conduire à s’interroger sur leurs propres raisons d’être. Ca peut paraitre prétentieux et ça ne l’est pas un instant sous le regard de Christopher Radcliff et Lauren Wolkstein . Bien articulée sur des ressorts inattendus, leur vision parcellaire du monde est placée en apesanteur. Toujours dans les extrêmes, toujours dans l’attente, c’est un thriller d’un autre genre, qui au suspense privilégie l’ambiguïté. James Freedson-Jackson et Alex Pettyfer prêtent leur silhouette tout aussi étrange à ce mystère qui se révèle peu à peu dans une interprétation des faits qui entre cauchemars et vérité malmène notre propre imaginaire. C’est assez inhabituel comme cinéma, mais ça fait du bien .

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Les Enchainés » d’Alfred Hitchcock. Critique Bluray

Hitchcock, les années Selznick,. Après le coffret consacré à ce duo parfait, un titre disponible en individuel

Laisser un commentaire