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« Le Gang Anderson » de Sidney Lumet. Critique Blu-ray

  • Dvd : 2 mars 2021
  • Cinéma : 17 juin 1971
  • RéalisateurSidney Lumet
  • ActeursSean Connery, Dyan Cannon, Martin Balsam, Ralph Meeker, Christopher Walker
  • Durée : 99 minutes
  • LangueAnglais, Français
  • Sous-titres : : Français
  • Studio  : Sidonis Calysta

 

L’histoire : Dix ans de prison. Duke Anderson retrouve sa maîtresse dans un hôtel de luxe. Reformant un gang avec l’aide d’un homme d’affaires mafieux, il organise la mise à sac de l’immeuble et de ses richissimes occupants. Mais Duke est suivi par plusieurs équipes de surveillance …

  • Film
  • Bonus

D’après l’œuvre de Lawrence Sanders

En sortant de prison, Duke Anderson retrouve sa maîtresse, à peine surpris, dans un appartement hyper luxueux d’un immeuble qui ne l’est pas moins. En patientant pendant dix ans, la belle a pris pension auprès d’un richissime particulier…

Qu’importe, le Duke peut faire affaire, comprenant que sur place il y a de quoi dévaliser la terre entière. Des bijoux, des œuvres d’art, des meubles précieux à tous les étages qu’il répertorie à l’aide d’un ami brocanteur, pendant que son équipe voit peu à peu le jour.

A la veille de sa sortie de prison, on lui fait encore la leçon après avoir visionné une vidéo sur son comportement. Le petit écran, déjà …

 

Elle n’est pas franchement folichonne, mais là encore il s’en contente, comptant sur sa bonne étoile qui brille au firmament de ses amours. Duke Anderson ignore simplement que tous ses acolytes sont surveillés, pour des raisons diverses, et par différents services plus ou moins officiels.

Cette trouvaille amusante à l’époque, le scénariste Frank Pierson la rédige de main de maître pour baliser une mise en scène que Lumet ne laisse pas filer. Les cambrioleurs ont beau élaborer une stratégie de haut vol, ils sont suivis à la trace par des personnages tout aussi louches et une caméra complice et ludique.

Ce grand divertissement que nous offre le réalisateur en 1971 apparait aujourd’hui malheureusement prophétique dans la multiplication des yeux électroniques braqués aux quatre coins de notre existence.

Pièce après pièce, étage après étage, les cambrioleurs imaginent qu’ils sont seuls au monde

A l’époque on retient la lecture de l’image dans l’image,  l’écran dans l’écran, procédé filmique dynamique sur la réalisation et l’interprétation, bien que l’intrigue prime sur les personnages.

Sean Connery a déjà pas mal de « James Bond » à son palmarès, mais sa toque de mauvais garçon au sourire sympathique vise bien dans l’œil de la seule femme à l’affiche : Dyan Cannon.

Pour Christopher Walken , c’est quasiment son premier rôle, très sage face à la superbe composition de garçon play-boy homo que donne Martin Balsam (photo) un environnement qui le lui rend bien. Il faut le voir se faufiler tout timidement lors du casse que Lumet dirige en homme-orchestre, fournissant des éléments de l’enquête policière avant même la conclusion des faits.

Subtil amalgame scénique pour conduire à l’ultime pirouette de ce réalisateur bien facétieux. Non content d’allumer des écrans de surveillance, d’enregistrer à tour de bras, le voici qui panique au moment de l’arrestation du gang. Les mouchards prennent peur, leurs enregistrements vont-ils se retourner contre eux ?

Ce qui aujourd’hui ferait une suite possible devient chez Lumet, un lumineux pied de nez aux institutions. On a bien ri, mais cette fois ç’est  dramatique ! Lumet serait-il génial ?

LE SUPPLEMENT

  • Bertrand Tavernier, Olivier Père, Patrick Brion et François Guérif auscultent tour à tour le film et son environnement.

«  Un film plus excitant aujourd’hui qu’à l’époque » relève l’auteur de «  Quai d’Orsay » au regard du point de vue prophétique sur l’intrusion des caméras dans notre quotidien. Il s’amuse aussi beaucoup de leur contenu et de ce qu’il en adviendra une fois les cambrioleurs pris la main dans le sac… «  Mais c’est déjà la surveillance à tout prix, ce film parle de votre vie sous contrôle , et de ce qu’il advient car il n’y a pas assez de personnel pour regarder ce que voient les caméras ». Il cite alors le cas d’un homme mort étouffé dans un hôpital, filmé, mais jamais regardé…

Dvd : 2 mars 2021 Cinéma : 17 juin 1971 Réalisateur : Sidney Lumet Acteurs : Sean Connery, Dyan Cannon, Martin Balsam, Ralph Meeker, Christopher Walker Durée : 99 minutes Langue : Anglais, Français Sous-titres : : Français Studio  : Sidonis Calysta   L'histoire : Dix ans de prison. Duke Anderson retrouve sa maîtresse dans un hôtel de luxe. Reformant un gang avec l'aide d'un homme d'affaires mafieux, il organise la mise à sac de l'immeuble et de ses richissimes occupants. Mais Duke est suivi par plusieurs équipes de surveillance ... Film :  Bonus :  D’après l’œuvre de Lawrence Sanders En sortant de prison, Duke…
Le film
Le bonus

Amusé, inspiré, Sidney Lumet brouille quelque peu les cartes de sa filmographie avec ce polar au classicisme buté, tellement charmant sous ses aspects coquins. Un casse traditionnel conduit son patron ( Sean Connery, quand même ) dans les arcanes insoupçonnés de la surveillance policière . Ecran, bande magnétique, tout y passe pour figurer big Brother bien avant l’heure mais tellement prophétique de notre monde actuel. Ce qui renforce l’intérêt de ce film dont la mise en scène requiert ici un procédé filmique dynamique sur la réalisation et l’interprétation, à travers la lecture de l’image dans l’image, l’écran dans l’écran. Le divertissement devient intelligent et nous réserve encore  bien des surprises. On a droit à un assaut type GIGN ( qui naîtra … cinq ans plus tard ! ) dans la versatilité d’un récit devenu presque dramatique. Pour constater que les fameux enregistrements … je ne vous en dis pas plus. C’est du piment à l’état pur !
AVIS BONUS Toujours les mêmes spécialistes et toujours un bon projecteur sur une œuvre et son créateur .

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