- 12 janvier 1966 en salle

- 1h 32min | Drame
- Reprise 1er avril 2026
- Par Luis Buñuel, Luis Alcoriza
- Avec Columba Domínguez, Miguel Torruco, Joaquín Cordero
- Titre original El río y la muerte
L’histoire : Les familles Anguiano et Menchaca se livrent une lutte impitoyable depuis des années, endeuillant régulièrement leur village. Pour échapper à cette vendetta infernale, Gerardo est parti vivre en ville où il est devenu médecin. Un jour, on le somme de rentrer afin d’affronter le fils rival. Gerardo est alors pris dans un dilemme entre tradition familiale et désir de vivre sa propre vie…
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
La mort, omniprésente. Celle que la tradition exige afin que l’honneur demeure. Le dernier des Anguiano, Gerardo, aujourd’hui chirurgien à Mexico, est rattrapé par la haine que sa famille entretient avec celle des Menchaca. Le dernier d’entre eux Ramuro , toujours au village, vient le défier dans la capitale ( photo).
Leurs pères se sont entretués, il y a plusieurs décennies.
« Je ne veux pas jouer les héros juste pour faire plaisir à ma mère » raconte le médecin en évoquant l’histoire de ce conflit ancestral que Buñuel parcourt sur un schéma très classique à l’époque.
Il va et vient d’un épisode familial à une querelle intestine sur la valeur morale des conflits villageois .Gerardo Anguaino (Joaquín Cordero) les rapporte à la lumière du monde contemporain que les villageois paraissent ignorer.
L’isolement du village, la tradition, l’ignorance, tout est parfaitement recadré dans quelques ruelles et sur la place du village, où les nouvelles, plutôt les rumeurs, se propagent très vite et mettent le feu au poudre. Des provocations pour du bétail envahissant, un nouveau duel, un meurtre au café.

Don Nemesio (José Elias Moreno) que tout le monde respecte, aimerait calmer les ardeurs, et voir sa fille unique Mercedes vivre paisiblement son amour avec Felipe (Miguel Torruco). Un Anguiano poursuivit lui aussi à son tour par la chronique meurtrière.
Le shérif à sa mère : « Si vous le voyez dites lui qu’il a intérêt à fuir ». La poursuite n’est que formalité. Comme tous les autres, Felipe réussit à franchir le fleuve pour se réfugier dans le maquis.
C’est pourtant une tragédie dans toute sa grandeur que filme Buñuel . Un opéra dramatique dans lequel le héros, pris au piège d’une conscience malmenée par la fidélité à ses ancêtres, prône l’évidence d’une tradition dépassée.
Une question d’honneur, aujourd’hui tout autant dépassée …
Le film
« Ton père a tué le mien ». Des décennies plus tard, Ramuro Menchaca quitte son village natal pour rejoindre Mexico où vit désormais Gerardo Anguiano, un médecin bien établi. Il le provoque en duel. Gerardo raconte alors à sa compagne la lutte ancestrale qui oppose les deux familles et à laquelle il veut mettre fin. L’isolement du village, la tradition, l’ignorance, tout est parfaitement recadré par Luis Bunuel , dans quelques ruelles et sur la place du village, où les rumeurs se propagent très vite. Des provocations pour du bétail envahissant, un nouveau duel, un meurtre au café. C’est une tragédie dans toute sa grandeur que filme Buñuel . Un opéra dramatique dans lequel le héros, pris au piège d’une conscience malmenée par la fidélité à ses ancêtres, prône l’évidence d’une tradition dépassée.
