- 01 heure et 47 minutes

- Dvd : 25 novembre 2025
- Salle : 09 juillet 2025
- Acteurs : Ane Dahl Torp, Ella Øverbye, Marte Engebrigtsen, Thomas Gullestad, Thorbjørn Harr
- Sous-titres : Français
- Langue : Norvégien
- Studio : Pyramide Vidéo
L’histoire : Sur un ferry qui les ramène à Oslo, Marianne, médecin, retrouve Tor, infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain . Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un « rendez-vous surprise » organisé par sa meilleure amie . Marianne s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Et ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn…
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- Le film :

On retourne donc à Oslo, au cœur cette fois de la capitale, réellement, où nos protagonistes déambulent entre la mairie et l’hôpital, via le port . De là on embarque sur un ferry, qui plus que la liaison entre la ville et Bygdoy, juste en face, est un moyen de transport très prisé.
Pour des voyageurs en quête d’aventures passagères, de rencontres amicales, quand il ne s’agit pas tout bonnement de passer de l’autre côté. Comme le fait aujourd’hui Marianne pour une petite fête où elle ne connait personne. A son retour , elle croise Tor , infirmier dans son service, qui lui parle de ses aventures masculines engagées sur le ferry.

Marianne est médecin, célibataire, sans engagement, mais l’exemple de Tor conjugué à sa soirée festive l’entraîne vers des dérives sentimentales sans conséquences, sinon celles d’un trouble amoureux grandissant.
Pourquoi, comment et avec qui ? « C’est quoi baiser aujourd’hui » se demande celle dont l’environnement médical incline peu à l’optimisme. Marianne soigne les malades du cancer. Mauvaise conscience ou sublime allégorie de la vie ?
La question, Tor peut aussi se la poser en compagnie de ce patient qu’il prend en charge, au-delà de sa déontologie restrictive (Photo). Il ne le drague pas se défend-il auprès de Marianne, d’ailleurs il ne lui plait pas …
C’est un « Amour » semblable à celui de Michael Haneke , témoignage de souffrance et de compassion, d’amitié et de sollicitude. Le sida se mêle à leurs préoccupations quand avant « d’évoquer le sexe, c’est une question de comportement » dit encore Marianne, à la recherche d’un autre.
Autant d’amour que de partage, tout simplement , à l’écoute de cette petite musique de nuit , trémolos jazzistiques sur lesquels Oslo s’endort. Apaisée, peut-être, plus sereine, certainement.
LE SUPPLEMENT
- Rencontre avec Dag Johan HAUGERUD, interviewé par Thomas Périllon, journaliste -L’écrivain et cinéaste norvégien reprend le projet à l’origine : « comment tourner trois films la même année, qui sortiront en salle la même année ? ».
Il voulait également voir s’il était possible de travailler avec la même équipe sur une plus longue période. « Un ou trois films, c’est la même pression . Quand le premier n’est pas tout à fait réussi, vous avez encore deux chances pour vous rattraper ».
Amour, l’idée de base ? « Une sorte de conversation, un dialogue sur la sexualité, sans jamais montrer de sexe . »
Le film
Deuxième volet de la Trilogie d'Oslo : l’amour sous toutes ses coutures, ses attentes, ses espoirs. De cet infirmier , réellement à la tâche de son activité humaine, qu’il en oublie sa déontologie, à son chef de service qui soigne le mal et parle plus d’amour que de sexualité. Un rapport d’intention dans les gestes et la parole qui nous fait découvrir Oslo en proie aux préparatifs d’un centenaire, autant synonyme de fêtes que d’incertitudes. Cet entre-deux qui guette tous les protagonistes, qui un jour ou l’autre, passeront par le ferry où les rencontres, fruit du hasard, les met en scène de manière singulière. Pour une infidélité passagère, un adultère consenti, ou un regard amoureux plus simplement. Chaque personne, homme, femme, à l’écoute de cette petite musique de nuit , trémolos jazzistiques sur lesquels Oslo s’endort. Apaisée, peut-être, plus sereine, certainement.