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« Just Jim » de et avec Craig Roberts. Critique cinéma

Synopsis: Jim est le paria du lycée. Sa vie va être chamboulée quand Dean, un mystérieux Américain au look de star d’Hollywood emménage près de chez lui. Dean lui offre son amitié et des conseils pour se faire des copains. Mais quand il apprend que Dean cache un lourd secret, Jim commence à se demander si cette nouvelle popularité en vaut vraiment la chandelle...

La fiche du film

Le film : "Just Jim"
De : Craig Roberts
Avec : Emile Hirsch, Craig Roberts
Sortie le : 01/01/1970
Distribution :
Durée : 84 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Vu au Festival du film britannique de Dinard .—

Histoire classique : le souffre-douleur prend du poil de la bête et devient le héros. Un poil au-dessus du classique : il  prospère en compagnie d’un nouvel ami  parachuté là on ne sait trop comment, ni pourquoi. Un voisin bienheureux comme le hasard. Une chance inespérée, quoi ! Quand on lui demande ses origines, Dean esquive. En réalité il s’appelle Emile Hirsch et joue très bien les faux-culs.

Au départ ça fait bizarre, et pourtant le duo s’impose dans un environnement plutôt léger, voire drolatique. Les parents sont ravis de l’évolution, le jeune homme drague légèrement la maman, mais pas plus, et tout le monde semble aux anges…

Alors Jim peut continuer de visionner le même film dans une salle toujours vide, mais où les rats se promènent en toute liberté.

Comme il s’appelle «  La vengeance du Joueur de Pipeau », on imagine que tout ce beau monde va finir à la rivière. On n’en est pas loin.  Très habilement le réalisateur mène en fait une opération de réhabilitation du film face à son propre scénario qui prend forme sous nos yeux. Ca fonctionne très bien, surtout dans la tête du jeune héros qui s’imagine maintenant devenir un serial killer.

On s’éloigne de la légende d’Hamelin, mais  ses rêves et ses illusions deviennent véritablement des mensonges . Pourtant personne n’y prête attention, et Jim se forge ainsi une carapace que bétonne son fameux nouveau voisin.

Il l’initie à la drague. L’apprentissage maladroit est souvent  drôle. Les scènes sont lourdes, volontairement. Grotesques pareillement, hilarantes aussi, toujours provoquées. Et quand le graveleux s’en mêle c’est avec humour et tendresse, malgré tout.

Craig Roberts allie la pertinence d’un propos adolescent à la réalité des conventions sociales d’une époque qui ne se méfie peut-être pas assez des apparences. Et du voisin, un ange aux yeux de tous, mais plus de Jim, qui voudrait dénoncer l’imposteur.

Il connaît désormais  la face cachée du monde, les Méphisto qui s’y lovent, diables psychopathes, pervers masqués, mythomanes. Jim voudrait arrêter le petit scénario qui trotte dans sa tête. Il voudrait redevenir Jim. Juste Jim !

Vu au Festival du film britannique de Dinard .--- Histoire classique : le souffre-douleur prend du poil de la bête et devient le héros. Un poil au-dessus du classique : il  prospère en compagnie d’un nouvel ami  parachuté là on ne sait trop comment, ni pourquoi. Un voisin bienheureux comme le hasard. Une chance inespérée, quoi ! Quand on lui demande ses origines, Dean esquive. En réalité il s’appelle Emile Hirsch et joue très bien les faux-culs. Au départ ça fait bizarre, et pourtant le duo s’impose dans un environnement plutôt léger, voire drolatique. Les parents sont ravis de l’évolution, le jeune…
Le film

C’est l’histoire triste et banale d’un gamin à l’école pris en grippe par le reste de la communauté. Un protecteur tombé du ciel va se charger de ramener tout ce petit monde à de meilleures intentions ce qui enchante les parents du malheureux qui ne voient pas le loup venir. Devant et derrière la caméra, Craig Roberts affiche une réelle autonomie dans son discours, ses points de vue et la mise en scène d’un récit qui ne suit pas forcément les codes. Des dialogues incisives et mordants nourrissent une réalisation  qui joue beaucoup sur le chromo des années 60’ et se donne un malin plaisir dans ce jeu du paraître pitoyable.

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