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« First Love, le dernier yakuza » de Takashi Miike. Critique cinéma

Synopsis: Une nuit, à Tokyo. Leo, un jeune boxeur, rencontre Monica, une callgirl impliquée dans un trafic de drogue. Toute la nuit, un policier corrompu, un yakuza, son ennemi juré et une tueuse envoyée par les triades chinoises, vont les traquer à travers la ville.

La fiche du film

Le film : "First Love, le dernier Yakuza"
De : Takashi Miike
Avec : Masataka Kubota, Nao Ohmori
Sortie le : 01/01/2020
Distribution : Haut et Court
Durée : 108 Minutes
Genre : Action, Policier
Type : Long-métrage
Le film

Léo ne sera jamais boxeur, maladie au cœur, risque majeur. Il s’en va dépité, les mains dans les poches. Il les ressort pour mettre fin à la cavale d’un gros monsieur qui court après une jeune femme.

Le garçon vient de tourner un chapitre de sa vie, où le mal et la déchéance vont le percuter de plein fouet.

Pour sauver des griffes de ses geôliers Monica (Sakurako Konishi), mise en gage afin de rembourser les dettes de son père. Une triade que Kase (Shôta Sometani) s’apprête à trahir le plus tranquillement du monde.

Le jeune voyou échafaude un plan assez diabolique pour récupérer une livraison de drogue, dans laquelle il implique un couple de malfrats logiquement bénéficiaire de la transaction. Monica portera le chapeau…

Mais rien ne se passe comme prévue. Léo (Masataka Kubota) vient de descendre le gros bonhomme; un vicelard de flic, corrompu et ripou , Monika est hors de portée et  le couple visé par l’arnaque est toujours sur ses pieds.

On les a niqués, ils vont se venger.

A première vue ça ressemble vraiment à un film de Yakuza. Une version japonaise de la mafia italienne doublée de mauvaise humeur chronique appuyée d’un regard tarantinesque pour les coups de boutoir.

Ce qui nous fait un joli méli-mélo policier sur l’arnaque avec en prime la méprise d’un clan nippon qui suit les démêlés à distance et imagine qu’on vient de lui déclarer la guerre.

Il se mêle donc à la bataille sous la direction d’une jeune femme qui elle aussi a le sabre facile et la détente aiguisée.

C’est de plus en plus déjanté, mais tout à fait clair même si tout est de plus en plus incompréhensible. Bravo au metteur en scène, Takashi Miike, qui nous démêle tout ça avec la même envie de cogner que ses protagonistes.

Ca devient n’importe quoi, comme le constate un des chefs yakuzas, un vieux de la vieille, presque sage ( Sansei Shiomi ) pris entre mille feux sans savoir s’ils sont amis ou ennemis.

Et au milieu de ce beau carnage, notre jeune couple plus innocent que jamais, ressort d’une pureté intégrale. Leur naïveté qui dérègle tout le bel ordonnancement des voyous assume le trop plein d’énergie et de violence d’un film qu’il faut absolument voir pour savoir que ça existe. Même pas peur !

Léo ne sera jamais boxeur, maladie au cœur, risque majeur. Il s’en va dépité, les mains dans les poches. Il les ressort pour mettre fin à la cavale d’un gros monsieur qui court après une jeune femme. Le garçon vient de tourner un chapitre de sa vie, où le mal et la déchéance vont le percuter de plein fouet. Pour sauver des griffes de ses geôliers Monica (Sakurako Konishi), mise en gage afin de rembourser les dettes de son père. Une triade que Kase (Shôta Sometani) s’apprête à trahir le plus tranquillement du monde. Le jeune voyou échafaude un plan…
Le film

A première vue ça ressemble vraiment à un film de Yakuza , soit une version japonaise de la mafia italienne doublée de mauvaise humeur chronique , et appuyée d’un regard tarantinesque pour les coups de boutoir. Ce qui nous fait un joli méli-mélo policier sur l’arnaque d’un membre d’une triade ( un traitre donc ) qui a vraiment conçu son affaire avec la complicité d’un flic aussi vicelard que ripou. Seulement les choses ne se passent pas du tout comme prévu, et d’événement en événement, notre héros ne cesse de prendre des claques. Pour commencer. Le scénariste qui est aussi le réalisateur a su manigancer son affaire pour faire n’importe quoi et nous l’imposer assez logiquement. La naïveté mêlée à la pureté du jeune couple qui dérègle tout le bel ordonnancement des voyous assume le trop plein d’énergie et de violence d’un film qu’il faut absolument voir pour savoir que ça existe. Même pas peur !

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