LES SUPPLEMENTS
- Scènes coupées- Il y en a beaucoup, elles ne sont pas toutes identifiables dans la chronologie du film, et quand elles le sont, leur absence au montage final parait justifiée. Mais les visionner demeure toujours très intéressant.
- Rencontre avec Tahar Rahim- Le comédien découvre l’histoire de Mohamedou Ould Slahi en lisant le scénario. « J’étais excité en tant qu’acteur, mais d’une grande tristesse en tant qu’humain. Je me suis dit que si à ma façon je pouvais lui rendre justice, c’était l’occasion ».
Tahar Rahim a rencontré Mohamedou, et bien cerné le personnage. « Pour lui quand tu comprends que pardonner à des gens qui te font du mal est finalement une faveur pour toi-même, ton esprit se libère de tout et alors tu t’évades de ta prison. (…) Ça te donne aussi parfois le pouvoir de changer les gens, leur point de vue ».
Mohamedou est devenu très ami avec l’un de ses gardiens Steeve Wood. Ils se revoient fréquemment comme le montre les deux courts métrages des bonus.
- Le club 300- Les journalistes de ce club liés à « Allo Ciné » donnent leurs sentiments à l’issue d’une projection privée.
Courts métrages documentaires de Laurence Topham :
- « L’avant-première en Mauritanie ». Elle est épique… L’équipement de la salle n’est pas adapté, le réalisateur et la monteuse vont d’une pièce à l’autre pour tenter de comprendre les problèmes. Un ministre demande à flouter la scène au lit avec sa femme (on y évoque son infertilité).
On voit des gens nettoyer l’écran, très sale avec des rayures dessus …
Mohamedou Ould Slahi et Steeve Wood font partie de l’aventure, la première dame de Mauritanie, les accueille. « C’était un peu brouillon, le son approximatif, l’image aléatoire, mais ça s’est bien passé » assure le réalisateur qui promet de revenir en Mauritanie pour les vacances.
- « My Brother’s Keeper » (2020, 21’) ( Gardien de mon frère )- Un excellent documentaire, pétri d’humanité et de respect, qui nous rappelle l’histoire de Mohamedou Ould Slahi. Il affirme en préambule le bonheur de voir se lever le soleil sans avoir à faire des efforts derrières les murs d’une prison. Mais l’homme demeure encore prisonnier. Il n’a pas le droit de quitter son pays.

« Ma maison est mon sanctuaire, je m’y sens en sécurité » dit-il quand les premières images d’archives rappellent le coup de fil de son cousin depuis une retraite de Ben Laden, et la précipitation aveugle de la CIA qui le conduit à Guantanamo…
Steeve Wood témoigne de son arrivée devant la cellule de Mohamedou. « Ravi de vous rencontrer » lui dit-il.
« Je ne savais plus que penser, il était nerveux, son expérience avec ses précédents gardiens n’étaient pas bonne du tout ».

