La critique est ici
LES SUPPLEMENTS
- Anthony Quinn par Gelde Feldman (57 mn) – Je ne pense pas qu’il manque un élément important dans ce documentaire sur cette vie si bien remplie . De nombreuses personnalités l’accompagnent de commentaires jamais anecdotiques.

Anthony Quinn où l’œuvre d’une vie racontée par le détail depuis le papa révolutionnaire auprès de Pancho Villa jusqu’à ses amours plus ou moins vécues qui lui vaudront quand même la paternité de 13 enfants.
Ici Lorenzo et Valentina s’expriment.
Mais à mon avis celui qui en parle le mieux c’est Martin Ritt, le réalisateur . Il le fait avec beaucoup d’affection. « Sur un plateau, c’était une bête sexuelle, il arrivait toujours plein d’énergie , il exigeait que l’on soit honnête avec lui , je préférais sa personnalité à la mienne sur l’écran, j’ai arrêté de me bagarrer , il avait tout le temps raison ».
De nombreux et longs extraits de ses films prolongent les commentaires dont « The black Orchid » avec Sophia Loren, « La Strada » de Fellini pour lequel il reconnait ne pas lui avoir facilité la tâche.
Mais son rôle de Zampano lui ouvre les voies de la célébrité , et lui permet de devenir aussi producteur. Ce qu’il regrettera parfois comme en 1963 avec « La Rancune » de Bernhard Wicki et Ingrid Bergman dont il était peut-être amoureux. Elle le mène par le bout du nez. « Elle en a fait une histoire d’amour, c’était autre chose au départ » dit-il dans un grand éclat de rire.
« Je ne suis pas plus attaché à Zorba le grec qu’à Viva Zapata, ou Van Gogh, j’ai plongé mon âme dans plus de 75 films et je suis présent dans tous, Zorba a simplement plus marqué les esprits ».
En guise d’illustration, la scène de la danse sur la plage , suivie d’une galerie de portraits qui ont à jamais marqué le cinéma mondial.
- La présentation du film par Bertrand Tavernier ( 21 mn ). « Un très grand film trop méconnu » aux yeux du réalisateur français qui raconte que le producteur Dino De Laurentiis avait acheté les droits du livre sur les conseils de Fellini qui pensait le réaliser déjà avec Anthony Quinn.
Il dit l’importance du scénariste Christopher Fry, pas un tâcheron hollywoodien, érudit, cultivé
Et place ce film au-dessus de « Ben-Hur » , pensum , et « Les dix commandements » tout aussi pesant, « Barabbas » est plus fort, plus moderne , avec Anthony Quinn, une puissance remarquable. Dans « Zorba » Bertrand Tavernier ne l’aime pas du tout.
Bertrand Tavernier rejette toute apologie de la foi, « il montre simplement que le cheminement de toute croyance est difficile, ponctué de rechutes » .
« Un film émouvant et spectaculaire, Richard Fleischer comprend ce qu’il peut faire d’un écran large , dynamise la fluidité de la mise en scène , passionnante utilisation du scope de cette époque ».
- La présentation de Patrick Brion ( 10 mn ). Il rappelle « les chefs d’œuvre, d’un grand metteur en scène et des films très réussis », et regrette lui aussi que les critiques soient passés à-côté à sa sortie
Le critique évoque les essais de Jeanne Moreau, mais De Laurentiis « a imposé sa femme Silvana Mangano« . Egalement contacté, Yul Brynner : ça ne l’intéresse pas , puis dit oui et De Laurentiis dit qu’il est trop cher – ce qui n’était pas le cas…
