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« Vivre et chanter » de Johnny Ma. Critique cinéma

Synopsis: Zhao Li dirige une troupe d’opéra traditionnel Sichuan qui vit et joue ensemble dans la banlieue de Chengdu. Quand elle reçoit un avis de démolition pour son théâtre, Zhao Li le cache aux autres membres de la compagnie et décide de se battre pour trouver un nouveau lieu. S’engage alors une lutte pour la survie de leur art.

La fiche du film

Le film : "Vivre et chanter"
De : Johnny Ma
Avec : Gan Guidan, Yan Xihu
Sortie le : 20/11/2019
Distribution : Epicentre Films
Durée : 99 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

C’est l’histoire d’un documentaire imaginé sur les codes d’une fiction. Reportage in-situ et légende d’un pays qui n’en finit pas de s’éveiller, le procédé est habile pour nous raconter l’histoire d’un pays, ou bien celle d’une troupe de théâtre.

Toutes les deux liées dans cet avenir qui sans cesse  chamboule les perspectives.

L’opéra chinois traditionnel n’a plus la cote auprès d’un public qui ne se renouvelle pas. Zhao XiaoLi, la directrice le ressent, mais ne sait comment juguler le phénomène. Surtout que le temps presse, les bulldozers rasent le quartier.

Il est surprenant de voir comment le réalisateur a saisi les instants d’intimité de la troupe, entre deux représentations. A la façon d’un documentaire…

Le petit théâtre résiste encore, mais la sentence est proche. Discrètement, sans prévenir quiconque, la femme parcourt alors la ville en quête d’un nouveau lieu.

Elle y fait des rencontres surprenantes et voit même certains de ses pensionnaires à la recherche eux aussi d’une autre voie.

Elle voit surtout le monde qui bouge, et l’abandonne quand sur le plateau le spectacle continue. Une représentation traditionnelle vouée à la désertification, elle aussi .

D’une formulation assez classique dans sa mise en scène, le réalisateur traduit assez joliment tous ces bouleversements dans le rêve et l’onirisme d’un monde plus enchanteur . Une vision réellement fantastique qui appelle elle aussi au sursaut de l’art cinématographique.

Autour des chants, danses, et acrobaties, fondamentaux de l’opéra chinois qui ne me touchent guère habituellement. Y mêlant des effets scéniques du plus bel effet et des costumes toujours aussi chatoyants, le cinéaste prend le parti du réalisme au cœur d’une civilisation galopante. Un très beau plaidoyer pour l’art du spectacle.

C’est l’histoire d’un documentaire imaginé sur les codes d’une fiction. Reportage in-situ et légende d’un pays qui n’en finit pas de s’éveiller, le procédé est habile pour nous raconter l’histoire d’un pays, ou bien celle d’une troupe de théâtre. Toutes les deux liées dans cet avenir qui sans cesse  chamboule les perspectives. L’opéra chinois traditionnel n’a plus la cote auprès d’un public qui ne se renouvelle pas. Zhao XiaoLi, la directrice le ressent, mais ne sait comment juguler le phénomène. Surtout que le temps presse, les bulldozers rasent le quartier. Le petit théâtre résiste encore, mais la sentence est proche. Discrètement, sans…
Le film

C’est un film assez bizarre dans sa conception, mais très réaliste en fait puisqu’il nous parle des chamboulements de la société chinoise à travers la démolition d’un quartier de banlieue dans lequel une troupe de théâtre traditionnel tente de survivre. Mais l’opéra chinois traditionnel est en perte de vitesse, le public se raréfie, et surtout ne se renouvelle pas. La destruction par les bulldozers paraphe une situation déjà bien compromise sur le terrain et dans les esprits. Une vision à double détente pour un même sujet , l’idée est séduisante et réussit totalement à atteindre son objectif : parler des bouleversements idéologiques et environnementaux à travers le socle de sa résistance, de sa culture.

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