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« Une étrange affaire » de Pierre Granier-Deferre. Critique cinéma

Synopsis:  Louis, jeune publicitaire, se voit confier de plus en plus de responsabilités par son nouveau directeur. A tel point que, délaissant sa femme, Nina, elle finit par le quitter.

La fiche du film

Le film : "Une étrange affaire"
De : Pierre Granier-Deferre
Avec : Michel Piccoli, Gérard Lanvin
Sortie le : 23/12/1981
Distribution : Parafrance
Durée : 105 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film
  • D’après le roman de Jean-Marc Robert «  Affaires étrangères » (1979)

La réussite sociale à tout prix. L’ambition. Le harcèlement professionnel. La perversité du pouvoir… Si ces thèmes s’illustrent avec force, on  le doit à l’exemplarité d’une mise en scène qui plus que le brio et la technique laisse aux acteurs le soin de porter le verbe haut. Pour souffler ce chaud et ce froid que manipule magistralement ce directeur de grand magasin, fraîchement débarqué sur la place parisienne.

Avant de l’appeler par son prénom de cinéma, retenons la prestation éblouissante de Michel Piccoli qui fait de Bertrand Malair un personnage suffisant et détestable. Un patron exécrable à qui tout est dû, pourvu que son plaisir y trouve à redire. Tyrannie en sous-sol.

Froid et chaleureux, glacial et généreux, Malair mène son petit monde à la baguette ( deux factotums en guise de bras droits ) et particulièrement un jeunot de la publicité qu’il met à sa botte de façon irrémédiable.

Il se prénomme Louis, on retient Gérard Lanvin tout aussi prometteur dans son petit costume d’arriviste. Larbin de première, une carpette en devenir.

Employé lambda à l’origine, fou amoureux de son amie Nina ( Nathalie Baye ) qui l’alerte plusieurs fois avant de le quitter. Son amour n’a d’yeux désormais que pour ce patron, dont l’emprise est totale.

Le regard sidérant, inquiétant, insistant de Malair suffit pour mettre en ordre de marche une stratégie qui se veut directoriale et qui n’est que dictatoriale. Une exigence démesurée.

Des rapports de force parfaitement établis sur le mode de l’asservissement où Pierre Granier-Deferre trouve matière à évoquer plusieurs thèmes en filigrane, sans en altérer leur intérêt . La soumission, la manipulation, l’homosexualité, la paternité…

Un condensé d’humanité brillamment mis en lumière dans le spectre d’une société sans repère. Les prédateurs y opèrent en toute impunité forgeant cette entreprise de destruction mentale érigée depuis la nuit des temps.

Les deux bras droits en question …

Si l’affaire est effectivement bien commune, Granier-Deferre et tous ses acteurs la révèlent de manière singulière. Au point de confier aux seconds rôles, des places d’importance. Gigolo ou asservi, ambigus, mystérieux, Jean-Pierre Kalfon et Jean-François Balmer font très bien la paire .

D’après le roman de Jean-Marc Robert «  Affaires étrangères » (1979) La réussite sociale à tout prix. L’ambition. Le harcèlement professionnel. La perversité du pouvoir… Si ces thèmes s’illustrent avec force, on  le doit à l’exemplarité d’une mise en scène qui plus que le brio et la technique laisse aux acteurs le soin de porter le verbe haut. Pour souffler ce chaud et ce froid que manipule magistralement ce directeur de grand magasin, fraîchement débarqué sur la place parisienne. Avant de l’appeler par son prénom de cinéma, retenons la prestation éblouissante de Michel Piccoli qui fait de Bertrand Malair un personnage…
Le film

La France des années quatre-vingt laissera-t-elle le souvenir de cette société économique qui avant le profit, se repose sur des rapports humains totalement hiérarchisés. Avec les abus de pouvoir conséquents à de telle attitude quand le patron nouvellement arrivé impose une autorité faussement paternaliste. Dominant, dominé, et le petit personnel qui ploie sous le joug de ce potentat sous lequel le jeune Louis ne va pas résister. La réussite sociale à tout prix. L’ambition. Le harcèlement professionnel. La perversité du pouvoir… A travers ses thèmes clairement affichés  dans les rapports de force que Michel Piccoli impose à son jeune publiciste ( Gérard Lanvin ), Pierre Granier-Deferre évoque plusieurs sujets en filigrane, sans en altérer leur intérêt . La soumission, la manipulation, l’homosexualité, la paternité… Un condensé d’humanité brillamment mis en lumière par le jeu des acteurs, Piccoli en tête. Mais Lanvin, très prometteur …

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Si le film ne retient pas vraiment mon intention, les suppléments, aie, aie, aie, que du bonheur !