Accueil » A la une » « Tout le monde debout » de Franck Dubosc. Critique cinéma

« Tout le monde debout » de Franck Dubosc. Critique cinéma

Synopsis: Jocelyn, homme d'affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu'au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée...

La fiche du film

Le film : "Tout le monde debout"
De : Franck Dubosc
Avec : Franck Dubosc, Alexandra Lamy
Sortie le : 14/03/2018
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 107 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Franck Dubosc, derrière la caméra, j’imaginais autre chose. Et devant, ça me faisait doublement peur. Alors, cette histoire d’assistanat amoureux mal engagé, je n’y croyais pas vraiment.

J’ai donc tergiversé, argumenté sur un calendrier bien chargé (la famille, un festival à Beaune, la perte de ma carte cinéma, des copains à voir * …) jusqu’au jour où, acculé par le remords et la rumeur, j’ai trouvé le temps de me réfugier dans une salle.

J’en suis ressorti heureux, secrètement confus de quelques à-priori imbéciles. Franck Dubosc n’est peut-être pas le grand réalisateur de demain, mais son coup d’œil aussi malicieux qu’intelligent donne à voir et à entendre une histoire humaine. Où l’amitié et l’amour se conjuguent autour du mal être quotidien quand celui-ci vous afflige d’un handicap irréversible.

Je me braque souvent quand j’entends que l’on va faire une dégustation à l’aveugle. Les non-voyants doivent apprécier. Alors feindre la paraplégie pour implorer une pitié passagère tient du même processus. Celui qu’engage (bien involontairement) Jocelyn quand sa voisine- auxiliaire de vie – (Caroline Anglade) le surprend sur la chaise roulante de sa mère, en train de consulter quelques affaires… Quiproquo à souhait…

Jocelyn – prêt à tout, pour emballer à la petite semaine-  ne fait rien pour le dissiper. Mais quand la voisine présente à notre dragueur compulsif, sa sœur, tout aussi handicapée, Jocelyn commence à flancher. Florence est jolie (Alexandra Lamy n’a peut-être été jamais aussi lumineuse, aussi bien photographiée). Intelligente et passionnée, elle tient la vie.

Sur un court de tennis, ou avec son violon dont elle joue avec talent. Tout pour séduire Jocelyn qui comprend que la situation lui échappe. Le charme de Florence ne lui est pas insensible, et sa présence de plus en plus indispensable.

L’homme d’affaire en oublie ses affaires, que lui rappelle très opportunément sa secrétaire. Elle le seconde avec une assiduité exemplaire. Elsa Zylberstein est elle aussi merveilleuse dans ce blues de l’assistante que le réalisateur-comédien balade avec une constante fantaisie. L’actrice l’accentue avec plaisir.

C’est un beau personnage au milieu d’autres figures tout aussi bien dessinées :  Max le copain indéfectible (Gérard Darmon), le papa (Claude Brasseur, talentueux dans son handicap de vieux) et même François-Xavier Demaison qui en trois minutes seulement tient sa place dans le marigot.

D’où Jocelyn réussira à s’extirper, pas forcément de la manière la plus attendue. C’est aussi la force du scénario (également signé Dubosc) ces tangentes et ces déviantes où la maladie et le handicap prennent force avec un sourire grand comme l’espoir. Celui de Florence est victorieux et sincère, empli d’une grande tendresse. Joli film Mr Dubosc.

(*) Tout est véridique

Franck Dubosc, derrière la caméra, j’imaginais autre chose. Et devant, ça me faisait doublement peur. Alors, cette histoire d’assistanat amoureux mal engagé, je n’y croyais pas vraiment. J’ai donc tergiversé, argumenté sur un calendrier bien chargé (la famille, un festival à Beaune, la perte de ma carte cinéma, des copains à voir * …) jusqu’au jour où, acculé par le remords et la rumeur, j’ai trouvé le temps de me réfugier dans une salle. J’en suis ressorti heureux, secrètement confus de quelques à-priori imbéciles. Franck Dubosc n’est peut-être pas le grand réalisateur de demain, mais son coup d’œil aussi malicieux qu’intelligent donne…
Le film

Il joue de son pseudo handicap. Elle a une véritable position, un point de vue sur le handicap. C’est la force de ce couple qui ne s’affirme jamais en tant que tel puisqu’entre les deux il y a un mensonge et une kyrielle de séquences que le réalisateur-comédien-scénariste orchestre avec une maestria surprenante. Le coup de l’ascenseur puis de la chambre n’est qu’une étoile dans le firmament d’un cinéma que l’on n'attendait peut-être pas forcément là. A l’image de la résolution du problème dans lequel le héros s’est vautré en affirmant un handicap qui n’existait pas. Pris à son propre piège, Jocelyn s’enlise et doit maintenant composer malgré lui. Dans ce rôle, le réalisateur est parfaitement suivi par tout un casting qui fait merveille. En tête Alexandra Lamy qui n’a peut-être été jamais aussi lumineuse, aussi bien photographiée. Et dans son rôle de pauvre fille oubliée, assistante assidue, secrétaire exemplaire, Elsa Zylberstein est brillante.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Jersey affair » de Michael Pearce. Critique cinéma

Reparti sans prix du festival de Beaune 2018, ce premier film n’en demeure pas moins intéressant

Laisser un commentaire