- Acteurs : Yun-fat Chow – Danny Lee- Sally Yeh – Kenneth Tsang

- Blu-ray 4K
- DVD : 12 mars 2026
- 1989 en salle
- 2h 05min | Action, Thriller
- Studio : Métropolitain
L’histoire : Jeff (Chow Yun-Fat), tueur à gages, blesse accidentellement une chanteuse (Sally Yeh) lors de l’exécution d’un contrat. Il accepte une ultime mission afin de réunir l’argent nécessaire à l’opération qui permettra à la jeune femme de retrouver la vue. Mais l’inspecteur de police Li (Danny Lee) ne tarde pas à découvrir le lien entre le tueur et la chanteuse devenue aveugle.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
Qui de Tarantino ou de John Woo tire le plus vite ? Et le plus souvent, le plus longtemps? Le réalisateur Hong-kongais me parait avoir une bonne longueur d’avance sur son collègue yankee, et une somme de cascades et duels armés , sans comparaison .
A voir les bonus, c’est une religion : on ne touche pas à John Woo. Au pire on le désigne comme le maître des maîtres en matière de cinéma d’action et de castagne.
Action, aventure, feu d’artifice qui pétarade au milieu des voitures tampons en feu, tir en rafales , course poursuite sur l’eau , tous les effets visuels sont mis à sa disposition pour assumer la violence.
Au milieu de laquelle une gamine qui passait par là est sauvée par le voyou au grand cœur . Il échappe ainsi à l’inspecteur Li qui de retour au commissariat se prend une avoinée. Son chef attend du galon avec impatience.
Un grand classique dans ce genre policier, qui varie quelque peu les gammes de l’amour en confiant au pas si méchant que ça le soin de protéger une chanteuse devenue aveugle, par sa faute. Le voyou romantique a juré de se faire pardonner.
Voilà pour les faits rapportés avec une légèreté certaine, tant la partition se répète sur peu de portées, et quelques bémols. John Woo affectionne les parkings souterrains , les fuites suicidaires, les affrontements armés , et les très, très, gros plans .

La paralysie visuelle de la chanteuse ajoute un peu de piment à l’aveuglement général des uns et des autres avec une absence totale de sérieux. Que les anglons saxons trouvent ça drôle ne me surprend pas. Au moins ils ont tout compris !
LES SUPPLEMENTS – 1 INEDITS
- HK Revisited , épisode 3 (55 mn ) – Réalisateurs, scénaristes et consorts, tous fans du film et de son auteur
Comment l’ont-ils ressenti après une énième vision et que pensent-ils de l’attitude du public selon les continents. Pour l’exemple , les anglo-saxons le regardent comme une comédie
Leurs scènes favorites …
Christophe Gans « Il date de 89, mais toujours aucun recul , comme un sentiment amoureux . Je n’avais plus aucune réaction intellectuelle par rapport à ce film ». David Martinez « Pour moi c’est l’apogée d’un film qui se passe uniquement dans le monde du cinéma, post Melville, sur un mélange de cinéma américain , c’est la caméra qui décide de tout »
Et on n’oublie pas de citer Scorsese ébahi par le film. Il écrira à John Woo
- Le héros de l’héroïque Bloodshed –Un documentaire sur John Woo
Il débute assistant dans l’univers des arts martiaux sur des thèmes que l’on retrouvera par la suite dans son cinéma. « Il a redéfini le cinéma d’action à Hong Kong, et de fait dans le monde entier ».
- Hong Kong Confidential ( 13 mn ) –Grady Hendrix , co auteur de « These Fist Break Bicks » (comment les films de kung-fu ont conquis l’Amérique et changé le monde) , nous révèle les secrets de « The killer », le film qui fera John Woo …
- Scènes coupées ou alternatives ( 11 mn )-Elle proviennent de la version en mandarin produite à l’intention des pays frontaliers comme Taïwan
Le portrait-robot du tueur de la boîte de nuit , l’agression de Jenny par des consommateurs ivres , (Li en profite pour se rapprocher d’elle en la tirant des griffes des importuns), projet de départ pour une opération de la cornée aux Texas …
- Des interview de John Woo, David Wu, Terence Chang …
LES SUPPLEMENTS -2 D’EPOQUE
- Naissance d’un tueur romantique ( 32 mn ) – « Même si j’ai une bonne famille, j’ai toujours pensé qu’il devait exister comme l’amour vrai , la beauté . Voilà ce que je recherchais, une belle histoire d’amour. Déjà avec mes films d’étudiant, j’avais ce désir. Le tueur de The Killer, recherche le véritable amour »
La solitude du réalisateur « j’ai remarqué pendant le tournage que peu de gens comprenaient de quoi il retournait. Même le chef opérateur Pieter Pao avait du mal à saisir le sens du film »
L’influence de Jean-Pierre Melville . Le mélange des styles européens et chinois . Fin des années 60, le cinéma français était très prisé à Hong Kong. « Personnellement j’aimais Jacques Demy, François Truffaut, et surtout Jean Pierre Melville dont je me sentais très proche . Ses films ressemblent à de la poésie. Il raconte une histoire avec tant de calme et d’élégance. »
Le film
Les bonus
Des scènes d'action et de fusillades qui se succèdent ou se chevauchent pour donner un peu de corps à une histoire qui peine à tenir debout ( le voyou veut réparer sa faute auprès d’une belle chanteuse devenue aveugle ) tout cela me parait surfait. Le jeu des acteurs et les dialogues qui en découlent n’ayant que très peu d’intérêt.
Action, aventure, feu d’artifice qui pétarade au milieu des voitures tampons en feu, tir en rafales , course poursuite sur l’eau , tous les effets visuels sont mis à la disposition du réalisateur pour assumer la violence. Il en use et en abuse.
AVIS BONUS
Au premier bonus de la première époque se rajoutent de nombreux commentaires, des scènes coupées … Les fans apprécieront

