- 8 avril 2026 en salle

- 1h 50min | Drame
- Par Olmo Omerzu, Nebojsa Pop Tasic
- Avec Barry Ward, Dexter Franc, Antonín Chmela
L’histoire : Sous le soleil de l’Adriatique, David espère profiter des vacances avec ses deux enfants dans l’espoir de ressouder les liens familiaux. Alors que Klára vit son premier amour, un événement brutal vient troubler cette parenthèse et force la famille à rentrer plus tôt que prévu.
Déjà vulnérable, la jeune fille en est profondément affectée
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
- Le film :

Cette histoire un peu bancale s’ouvre sur des vacances familiales quasi thérapeutiques . Le père et ses deux enfants au bord de la mer, la maman en roue libre, en attente de l’officialisation du divorce.
Au sein du trio, l’atmosphère tarde à se détendre . Klara déjà pas très en forme, refuse de manger .Le père ne la voit pas sauter le pas de l’ado à la jeune fille, et le premier amour de sa vie, qui vit là sur les rochers.
Un gars du pays a-priori sympa
Un accroc persistant, malgré tout, dans la confusion des événements qui vont se succéder dans ce scénario de plus en plus invraisemblable. Seule l’attitude de Klara , en pleine décomposition alimentaire et repli sur elle-même parait paradoxalement la plus évidente. Mais insupportable.
Suicidaire par amour filial ? Ou désespoir sentimental ?
Les parents, un temps retrouvés pour lui venir en aide, s’accordent sur le pari osé du papa, et d’un réalisateur mollement complice.
A l’image de ses protagonistes, il tâtonne et tente le saut de l’ange, rebondit sans discernement sur les contours d’une situation désormais ingérable. Là où l’intimité de l’enfant est mise à rude épreuve, sur un leurre, une illusion, une image virtuelle.
Pour la protéger, on franchit la ligne rouge …
Il est difficile d’en dire plus. On tient là logiquement les rênes d’une belle œuvre gravée sur le marbre d’un thriller ardent et la veine psychologique de l’éducation parentale. Via les troubles alimentaires de l’enfance.
L’ensemble parait audacieux, et le demeure. « Klara » achoppe sur ses propres esquives, des reculades au moment de sauter le pas . L’extrême, ce final plus que fuyant ses responsabilités.
Le film
Une famille en voie de décomposition ( les enfants se demandent si leurs parents vont vraiment se séparer ) est encore un peu plus fragilisée par le comportement de leur fille aînée, Klara, sujette à des troubles alimentaires . La dissension familiale en est-elle la cause ? Sa contrariété sentimentale provoquée par une décision paternelle sans partage suscite-t-elle cette rage intérieure ? … Le réalisateur qui fonctionne beaucoup dans le non-dit, accentue cette impression d’abandon scénaristique au profit d’une dégringolade successive dans une dramaturgie de plus en plus ambiguë. Pour aider à n’importe quel prix leur fille, le père puis la mère, un moment en désaccord vont rentrer dans son intimité , et franchir la ligne rouge Une belle œuvre se profilait sur un thriller ardent, veiné sur les ressorts d’une éducation parentale malmenée. Elle achoppe chaque fois sur la retenue scénaristique et scénographique d’un contenu , trop fuyant. Au bout du compte, on n’y croit plus.