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« Onoda-10.000 nuits dans la jungle » de Arthur Harari. Critique cinéma

Synopsis: Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu'il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l'Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s'achèvera 10 000 nuits plus tard.

La fiche du film

Le film : "Onoda - 10 000 nuits dans la jungle"
De : Arthur Harari
Avec : Yûya Endô, Kanji Tsuda
Sortie le : 21/07/2021
Distribution : Le Pacte
Durée : 167 Minutes
Genre : Drame, Guerre, Historique
Type : Long-métrage
Le Film

Il ne sera pas pilote, encore moins kamikaze. Devant son immense déception , le service « Secret défense » lui ouvre les portes de son centre de formation. Pendant quelques mois Hiroo Onoda ( Yûya Endô, jeune ) apprend ainsi les fondements du dévouement entier au service de la Patrie, le sacrifice extrême.

Il n’est pas question de mourir, mais de résister, coûte que coûte. «  Quoi qu’il arrive, un jour nous viendrons ». Le jeune homme n’oubliera jamais la formule d’adieu du Major Taniguchi, le responsable du centre (Issei Ogata).

Affecté sur l’île de Lubang aux Philippines, Onoda  doit retarder le débarquement américain en compagnie de quelques hommes déjà en poste. L’accueil est froid, la contestation palpable.

Le repli dans la montagne pour échapper aux assauts ennemis instaure une autorité naturelle . La sélection s’opère d’elle-même. Les malades, les blessés, les résignés …

Pour contrer les yankees et déjouer les pièges des autochtones , il lui reste trois soldats vaillants. Formé pour une guerre secrète, Onoda engage le combat. Il est discret, silencieux, mutant, au gré du temps et de la faim. Il est imprévisible et le plus souvent sans ennemi.

« Contre qui on se bat ? » demande Akatsu ( Kai Inowaki ) . Il les quittera bientôt après avoir vu mourir Shimada (Shinsuke Kato), tué pour une vache. La séquence est brutale, mais sans violence, inattendue mais infaillible. C’est l’histoire qui s’installe, logiquement, le film qui s’impose.

 

Onoda et Kozuka sont maintenant seuls au monde…

On imagine à l’origine quelques lettres signées depuis Iwo Jima, une île voisine. Mais l’écriture du réalisateur français Arthur Harari, co-scénariste avec Vincent Poymiro, est plus sèche et sensible, dans ce goût du paradoxe qui mène la caméra à l’encontre de l’évidence. Elle suit pas à pas l’absurdité des faits, leur donne raison pour une lueur d’espoir, un élan solidaire, un regard amical.

L’élan psychologique de la mise en scène, assez rare au cinéma, implique totalement le spectateur dans cet état aveugle et aberrant. C’est un beau film sur le repli, physique et mental, où d’excellents comédiens – Kanji Tsuda- Tetsuya Chiba (II)– expriment avec simplicité le désœuvrement de l’humanité.

Une œuvre majeure dans le cinéma mondial.

Il ne sera pas pilote, encore moins kamikaze. Devant son immense déception , le service « Secret défense » lui ouvre les portes de son centre de formation. Pendant quelques mois Hiroo Onoda ( Yûya Endô, jeune ) apprend ainsi les fondements du dévouement entier au service de la Patrie, le sacrifice extrême. Il n’est pas question de mourir, mais de résister, coûte que coûte. «  Quoi qu’il arrive, un jour nous viendrons ». Le jeune homme n’oubliera jamais la formule d’adieu du Major Taniguchi, le responsable du centre (Issei Ogata). Affecté sur l’île de Lubang aux Philippines, Onoda  doit retarder…
Le Film

Il faut un peu de temps au film pour trouver ses marques et ce n’est que vérité. Le temps nécessaire pour nous rappeler comment un homme va s’extraire du monde au service de sa patrie pour laquelle il ne doit jamais mourir. Mais résister et résister encore. Ce que va faire Hiroo Onoda à la fin de la seconde guerre mondiale en gagnant l’île de Lubang dans les Philippines où il doit contrer le débarquement américain. La guerre est déjà presque finie, perdue depuis quelques temps , mais l’homme n’en saura rien. Ou voudra l’ignorer, respectant l’ordre suprême de ne jamais lâcher. Et de vivre à tout prix… Axiome paradoxal qui filme à l’encontre de l’évidence, tout au long du périple solitaire du héros. La caméra le suit pas à pas dans l’absurdité des faits, leur donne raison pour une lueur d’espoir, un élan solidaire, un regard amical. L’élan psychologique de la mise en scène, assez rare au cinéma, implique totalement le spectateur dans cet état aveugle et aberrant. C’est un beau et grand film sur le repli, physique et mental, où de grands comédiens expriment avec simplicité le désœuvrement de l’humanité. Une œuvre majeure dans le cinéma mondial.

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