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« L’Innocent » de et avec Louis Garrel. Critique cinéma

Synopsis: Quand Abel apprend que sa mère Sylvie, la soixantaine, est sur le point de se marier avec un homme en prison, il panique. Épaulé par Clémence, sa meilleure amie, il va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives…

La fiche du film

Le film : "L'Innocent"
De : Louis Garrel
Avec : Roschdy Zem, Anouk Grinberg
Sortie le : 12/10/2022
Distribution : Ad Vitam
Durée : 100 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le Film

On me dit «  Louis Garrel a fait une comédie »

«  Ce n’est pas son genre » je réponds.

1 heure 40 plus tard, je confirme «  ce n’est pas son genre ! »

Ou alors un genre indéfini. Humour gris-noir, fantaisie avec un brin de suspense policier pour corser l’aventure. Relayé par les écrits de Tanguy Viel , ce méli-mélo est assez réaliste à l’origine : une visiteuse de prison épouse l’un de ses pensionnaires . Ça arrive.

Mais Abel le fiston de la dame, plutôt fumasse prend secrètement en chasse son  beau père qu’il soupçonne dès sa sortie de conditionnelle de préparer un nouveau coup. On sourit aux filatures nocturnes et méprises conséquentes,  quand Louis Garrel comédien  – pas vraiment comique – reprend les rênes de la mise en scène.

 

Je ne suis pas certain qu’il arrive à tout concilier, mais l’histoire  franchit le cap de l’invraisemblance pour donner parfois des rôles bien atypiques. Voir Clémence, la compagne d’Abel, une jeune femme délurée, pas froid aux yeux, intrépide, tout son contraire , que Noémie Merlant empoche avec maestria.

Elle me parait être la seule à pouvoir se défaire de l’emprise du réalisateur-comédien qui en donnant la réplique à sa mère et  son beau-père  parait les suivre en parallèle. Roschdy Zem et Anouk Grinberg en ressortent tout déconfits dans un jeu qui me parait bien étriqué.

Une impression magistralement balayée ( mais ce sera la seule ) lorsque les événements nécessitent une mise en place scénographique particulière en vue de la préparation d’un mauvais coup.

De la répétition de la scène  à son interprétation supposée ( photo) , Louis Garrel œuvre pour une déviation du sens qui personnellement m’a ravi. Mais, avec le braquage bien mitonné, je n’irais pas plus loin dans le dithyrambe revenant au niveau général d’un décorum bien travaillé, sans formelle révélation sur l’avenir du cinéma français.

On me dit «  Louis Garrel a fait une comédie » «  Ce n’est pas son genre » je réponds. 1 heure 40 plus tard, je confirme «  ce n’est pas son genre ! » Ou alors un genre indéfini. Humour gris-noir, fantaisie avec un brin de suspense policier pour corser l’aventure. Relayé par les écrits de Tanguy Viel , ce méli-mélo est assez réaliste à l’origine : une visiteuse de prison épouse l’un de ses pensionnaires . Ça arrive. Mais Abel le fiston de la dame, plutôt fumasse prend secrètement en chasse son  beau père qu’il soupçonne dès sa sortie de conditionnelle de…
Le Film

Dans un genre bien indéfini – entre comédie, romance et policier – Louis Garrel s’inspire de sa propre histoire et du livre de Tanguy Viel ( co-scénariste) pour mettre en scène de manière échevelée des amours incontrôlées, incontrôlables. Sa mère convole avec un prisonnier, ce qu’il ne supporte pas, mais fait dans le même temps le grand écart avec sa  copine dont le tempérament lui échappe complètement. Cette opposition est favorable à la dynamique de l’aventure qui autrement souffre de l’altération scénique devant les efforts prodigués par le comédien-metteur en scène. Seule Noémie Merlant maîtresse dans son interprétation semble se défaire de l’emprise du réalisateur-comédien qui en donnant la réplique à sa mère et  son beau-père  parait les suivre en parallèle. Roschdy Zem et Anouk Grinberg en ressortent tout déconfits dans un jeu qui devient  bien étriqué. On stagne alors au  niveau général d’un décorum bien travaillé, mais sans formelle révélation sur l’avenir du cinéma français.

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2 Commentaires

  1. Pas de quoi être tourneboulé avec ce film,qui manque d’assurance dans sa réalisation.
    On reste toutefois très touché par l’amour mère-fils , les regards du beau Louis Garrel étant troublants de profondeur.
    Bravo également par le suspens créé pendant le braquage du camion.
    De bons éclats de rire également ,ce qui laisse espérer mieux pour la prochaine fois?

  2. Inspiré par le roman noir, ce film ose la fantaisie. C’est plutôt réussi. Les interprètes sont parfaits. J’ai passé un très bon moment.

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