LES SUPPLÉMENTS
- . Caméra Emotion (33 mn) Un entretien avec Daniel Bird, écrivain, réalisateur et spécialiste du cinéma d’Europe de l’Est.
Où il est question du réalisme social en tant qu’esthétique. « Une façon de matérialiser une idéologie à travers des moyens esthétiques.» Dès 1930, l’Union Soviétique s’applique à développer un tel système que Paradjanov va contrecarrer.
Le cinéaste ukrainien dit aussi l’importance que représente à ses yeux Tarkovski
- . Paradjanov, le dernier collage (1995 – Couleurs et N&B – 68 mn). De Rouben Kevorkiantz et Krikor Hamel. Hommage au cinéaste plasticien à travers les réminiscences d’un parcours difficile. L’amour, la mort, l’exil, les amis et les villes où il vécut, constituent sept récits de sa vie tumultueuse.
« Le peuple a démonté les statues des leaders que j’ai passé ma vie à ridiculiser. Ce n’est pas pour autant que le peuple vit mais le plus important c’est qu’il n’y ait plus de petit père du peuple »
« Tout me vient de mon enfance, on nait réalisateur »
« J’ai créé un univers esthétique qui n’existait pas encore au cinéma, ce qui dans un pays totalitaire passe pour un crime » Ses déboires avec le pouvoir, la censure, l’interdit .Pierre Bergé témoigne de son admiration pour l’homme et rappelle qu’Aragon était intervenu auprès de Brejnev pour le faire libérer « Il a toujours eu des rendez vous manqués avec le monde libre ».
Sortie de prison, retour sympathique chez lui où tous ses voisins lui remettent les objets qu’ils avaient soustraits au KGB.
Ce sont des images parfaites, simples et prises sur le vif, un instantané de vie comme il en mettait souvent dans ses films. Et la nuée des visiteurs connus ou pas qui lui rendent visite chez dans son « Petit Théâtre ». Tonino Guerra écrira« La Pluie tiède » sur ses relations avec Paradjanov.
Quand il peut voyager à nouveau, il en profite à plein poumons mais reconnait que « c’était trop tard, j’étais malade mon temps était comté. »
- . Les mains d’or (Zolotye ruki – 1960 – Couleurs – 36 mn) . De Sergueï Paradjanov, Oleksandr Nikolenko et Oleksii Pankratiev .À propos des artisans folkloriques ukrainiens, qui créent de véritables chefs-d’œuvre.
Et comment l’Eglise en récupère le meilleur . Il y a aussi l’histoire du potier et de son fils qui en cachette observe le travail de son père en quête de quelque chose de nouveau et d’inhabituel. Comme ces figurines représentant des gens du peuple. « Il sculptait la vie des gens ordinaires, moquait les paysans grossiers »
Ivan Hontchar fera école . Kateryna Bilokour, aussi. Cette célèbre artiste vit à Bohdanivka dans la région de Kyiv .Ses tableaux célèbrent la beauté de la vie des travailleurs. A l’origine Kateryna Bilokour était une simple paysanne .
Le film
Les bonus
Un excellent documentaire sur le réalisateur. Ce sont des images parfaites, simples et prises sur le vif, un instantané de vie comme il en mettait souvent dans ses films.
