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« Las Ninas » de Pilar Palomero. Critique cinéma

Synopsis: Celia une jeune fille de 11 ans vit avec sa mère à Saragosse. Elle étudie dans un collège pour filles dirigé par des religieuses. Brisa, une nouvelle camarade arrivant de Barcelone, l’entraîne vers une nouvelle étape de sa vie : l’adolescence.

La fiche du film

Le film : "Las niñas"
De : Pilar Palomero
Avec : Andrea Fandos, Natalia de Molina
Sortie le : 27/10/2021
Distribution : Epicentre Films
Durée : 90 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film
  • Goya 2021 : meilleur film, meilleur réalisatrice, meilleur scénario original, meilleure photographie

La couronne de Goya décernée cette année à ce premier film ( scénario et réalisation ) porte les valeurs d’un cinéma qui s’affranchit de tout diktat. De la mode et de ses effets spéciaux. Du bien-pensant …

L’institution religieuse qu’elle abrite est plus sujette aux réflexions qu’aux critiques normées.

Celia la découvre sans a priori. De la même manière qu’elle s’apprête à devenir une adolescente qui dans le giron familial a très peu connu la vie. Sinon celle que sa mère Adela (Natalia de Monlina), organise avec peine et abnégation.

Femme de ménage à la journée, elle souhaite pour Celia une autre existence. D’où ces études dans un collège privé où la jeune fille apprend plutôt bien, sans trouver les réponses aux questions existentielles que les religieuses éludent souvent .

Dont la plus urgente entre la vie et la mort, celle de l’existence d’un père qu’elle n’a jamais connu. Sa mère esquive toujours le sujet, mais Celia s’obstine. S’entête. Résiste.

C’est peut-être dû à l’âge, ou à cette absence paternelle qui la tracasse dans ses escapades, ses premières expériences, première cigarette, premier maquillage… Les copines ne sont pas en reste, Brisa (Zoé Arnao), Cristina (Julia Sierra) deviennent ses meilleures amies.

Celia s’appuie sur ses branches encore vertes, mais fidèles, aussi maladroites dans l’apprentissage de leur forme que de leur indépendance. Pilar Palomero les suit discrètement, étonnamment présente, jamais insistante.

Ce qui rend ce film faussement innocent sur une thématique fatiguée. La réalisatrice le remet au goût du jour avec le sens du vrai, des réalités. La tendresse s’absente parfois, les vacheries fusent, ta mère est une pute, ton père il est où ? . Celia redouble ses «  quatre-cents coups » provocateurs pour leur dire merde, et merde à ce monde qui l’attend.

Elle le dit plus poliment, l’éducation, quoi qu’il en coûte, tient toute sa raison. Andrea Fandos dans le rôle principal fait très bonne figure à l’image de sa mère et de ses copines, ou pas. Aucune influence, rien de déjà vu, les gamines ont de quoi s’affranchir.

Goya 2021 : meilleur film, meilleur réalisatrice, meilleur scénario original, meilleure photographie La couronne de Goya décernée cette année à ce premier film ( scénario et réalisation ) porte les valeurs d’un cinéma qui s’affranchit de tout diktat. De la mode et de ses effets spéciaux. Du bien-pensant … L’institution religieuse qu’elle abrite est plus sujette aux réflexions qu’aux critiques normées. Celia la découvre sans a priori. De la même manière qu’elle s’apprête à devenir une adolescente qui dans le giron familial a très peu connu la vie. Sinon celle que sa mère Adela (Natalia de Monlina), organise avec peine et…
Le Film

On imagine sur ce tempo de l’adolescence un film rabâché quand la réalisatrice pour son premier long métrage s’affranchit de tout diktat. De la mode et de ses effets spéciaux. Du bien-pensant … Ce qui le rend faussement inninnocent sur une thématique fatiguée. Pilar Palomero le remet au goût du jour avec le sens du vrai, des réalités. Cette enfance s’évanouit pour le monde des grands où Celia la jeune héroïne va tarder à trouver sa place. Andrea Fandos dans le rôle principal fait très bonne figure à l’image de sa mère et de ses copines, ou pas. Aucune influence, rien de déjà vu, les gamines ont de quoi s’affranchir.

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