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« La Condition » de Jérôme Bonnell. Critique dvd

  • Dvd ‏ : ‎ 7 avril 2026
  • 10 décembre 2025 en salle
  • 100 mn
  • Acteurs ‏ : ‎ Emmanuelle Devos, Galatea Bellugi, Louise Chevillotte, Pierre Philippe, Swann Arlaud
  • Studio  ‏ : ‎ Diaphana

L’histoire : Céleste, est une jeune bonne, employée chez Victoire et André, en 1908. Victoire, l’épouse modèle qu’elle ne sait pas être. Deux femmes que tout sépare mais qui vont défier les conventions et les non-dits.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film et le bonus :

D’après le roman « Amours » de Léonor RÉCONDO

« La condition » n’est peut-être pas le meilleur film de Jérôme Bonnell, mais assurément l’un de ses plus signifiants dans l’ordre de l’écriture.

Une vision littéraire appliquée à l’adaptation du roman de Léonor Récondo auquel il  apporte quelques variantes ( sur les personnages par exemple) mais conserve les couleurs de l’époque . Début 1900, la femme interroge  sa raison d’être au cœur d’un patriarcat bourgeois.

André est notaire, Victoire la femme du notaire, un  couple parfait aux yeux de la clientèle et des amis, réduits à quelques notables bien sentis. Ils n’ont pas remarqué que Céleste, la jolie bonne, prenait du poids. Mais ont bien remarqué le ventre rond de sa maîtresse, qui accouchera d’un petit Félix. Et Céleste retrouvera sa ligne…

Ou le manège joliment réglé par Jérôme Bonnell sur le moisi des histoires familiales qui remonte à la surface à l’occasion d’une fête, d’une célébration, d’un gueuleton de famille.

Là où Victoire fait bonne impression quand elle n’est que rigidité dans son couple, peu enclin à l’amour. Des sentiments à la rigueur . Monsieur peine et s’en va voir ailleurs.

Suivi de très près par sa vieille mère, pourtant muette, mais  pas aveugle lui dit-elle quand elle saisit le drame familial dont il est l’ instigateur.

Emmanuelle Devos n’est peut-être pas la bonne personne pour jouer la vieille maman alitée à longueur de journée, malade et acariâtre, mais elle le fait bien au sein de cette famille où deux êtres vont se rapprocher, contre nature.

Une entente complice, une lutte des femmes , à pas feutrés, mais exigeants, volontaires, solidaires .Pour l’amour par-dessus tout. Galatea Bellugi et Louise Chevillotte s’entendent bien pour en donner le meilleur, face à Swann Arlaud, sur un profil auquel il ne nous avait pas habitué.

Le talent d’un grand !

LES SUPPLEMENTS

  • Entretiens avec l’équipe du film – Une lecture du roman il y a dix ans, d’autres films entre temps , « et quand j’ai pensé que cette histoire résonnait avec les débats d’aujourd’hui, à travers la libération de la parole , à propos des relations homme-femme, je me suis lancé , un peu comme si le passé nous tendait un miroir. (…)  J’ai pris pas mal de liberté avec l’accord de l’autrice, j’ai enlevé un personnage, rajouté deux autres … »

Galatea Bellugi :  « Les Yeux Clairs », mon premier tournage avec Jérôme, j’avais sept ans , une journée , et vingt ans après, on se retrouve … »

 «  Une émotion, une satisfaction, elle amène beaucoup de force au personnage ».

  • Scènes coupées ( 6 mn ) – Rien de très particulier, souvent des compléments de scènes existantes
Dvd ‏ : ‎ 7 avril 2026 10 décembre 2025 en salle 100 mn Acteurs ‏ : ‎ Emmanuelle Devos, Galatea Bellugi, Louise Chevillotte, Pierre Philippe, Swann Arlaud Studio  ‏ : ‎ Diaphana L’histoire : Céleste, est une jeune bonne, employée chez Victoire et André, en 1908. Victoire, l'épouse modèle qu'elle ne sait pas être. Deux femmes que tout sépare mais qui vont défier les conventions et les non-dits. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le film et le bonus : D’après le roman « Amours » de Léonor RÉCONDO « La condition » n’est peut-être pas le meilleur film de Jérôme…
Le film
Les bonus

Le fait qu’un film français soit en costumes implique-t-il illico des airs de télé films, décors restreints dans un lieu tout aussi circonscrit avec une mise en scène réglée pour le strict minimum. Ce que me donne l’impression de « La condition » qui en dehors de cette remarque préalable demeure un très bon long métrage. Il  interroge la place de la femme dans la société  du début du XX -ème siècle et au sein du couple, avec une résonance toute particulière contemporaine vis-à-vis de l’émancipation féminine. Elle se fait dans le cadre d’une maison bourgeoise où la bonne et la maitresse de maison, qui n’est plus vraiment pas celle de son mari, vont se retrouver de façon très particulière afin de mettre fin à sa conduite patriarcale très bourgeoise. Une entente complice, une lutte des femmes , à pas feutrés, mais exigeants, volontaires, solidaires .Pour l’amour par-dessus tout. Galatea Bellugi et Louise Chevillotte s’entendent bien pour en donner le meilleur, face à Swann Arlaud, sur un profil auquel il ne nous avait pas habitué. Le talent d’un grand !

AVIS BONUS Des entretiens, des scènes coupées

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« Le Fleuve de la mort » de Luis Buñuel, . Critique cinéma

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