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« Jusqu’à l’aube » de Sho Miyake. Critique cinéma

  • 14 janvier 2026 en salle
  •  1h 59 mn
  • Drame
  • Par Kiyoto WadaSho Miyake
  • Avec Hokuto MatsumuraMone KamishiraishiRyô

L’histoire : Misa et Takatoshi ne se connaissent pas lorsqu’ils rejoignent une petite entreprise japonaise d’astronomie. En quête d’un nouvel équilibre, ils ont délaissé une carrière toute tracée : elle, en raison d’un syndrome prémenstruel qui bouleverse son quotidien ; lui, à cause de crises de panique aiguës. Peu à peu, ils apprennent à travailler autrement et se rapprochent.

Élu meilleur film de l’année 2025 au Japon

  • Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article
  • Le film   :  

C’est un beau jeune homme au visage empreint d’une tristesse continue. Il se mêle peu à ses autres collègues . Penché attentivement sur son travail, la mise en forme de microscopes et télescopes  pour les écoles.

Takatoshi vient de rejoindre cette petite entreprise destinée à du personnel en difficulté.  Takatoshi souffre de crises de panique inattendues.

 

Sa nouvelle collègue , Misa a elle aussi abandonné ses projets de carrière pour plus de stabilité pense-t-elle au sein de ce petit établissement. Deux-trois jours avant ses règles, la jeune femme perd tout contrôle d’elle-même. Elle devient irascible, ne supporte plus le regard des autres.

Et quand tout éclate, Misa a honte et ne sait plus comment se faire pardonner.

Le réalisateur Sho Miyake, qui co-écrit le scénario nous montre expressément l’entente à venir entre les deux jeunes gens. Dans la douceur ambiante de son décor, l’indolence de ses personnages, une alternative à cette comédie qui n’a rien de vraiment romantique.

Il faut voir et entendre comment ils se parlent , se répondent, s’expliquent pour conjuguer leurs efforts, contrarier la maladie et toujours vivre avec. C’est entre deux, un entre soi tellement confiné qu’il s’étire dans la langueur ouatée de leurs relations professionnelles, et privées.  Pour une coupe de cheveux improvisée qui met en joie Takatoshi et ravit de même sa compagne, très à l’écoute de ses conseils.

Il pense pouvoir prévenir ses troubles, elle s’accorde à ses difficultés  dans un quotidien désormais ciblé autour de leurs malaises qu’ils vont combattre ensemble, sans honte, ni détour.  Avec le ciel pour témoin, qu’ils observent depuis leur télescope-maison dans «  l’obscurité et le silence qui nous relient au monde. La plénitude de la nuit, avant que l’aube nous apporte l’espoir ».

Ces mots retrouvés d’un jeune astronome amateur, ils en ont fait leur raison de vivre.  Sho Miyake, un film .

Impossible de franchir cette étape : monter à bord d’un train.
14 janvier 2026 en salle  1h 59 mn Drame Par Kiyoto Wada, Sho Miyake Avec Hokuto Matsumura, Mone Kamishiraishi, Ryô L'histoire : Misa et Takatoshi ne se connaissent pas lorsqu’ils rejoignent une petite entreprise japonaise d’astronomie. En quête d’un nouvel équilibre, ils ont délaissé une carrière toute tracée : elle, en raison d’un syndrome prémenstruel qui bouleverse son quotidien ; lui, à cause de crises de panique aiguës. Peu à peu, ils apprennent à travailler autrement et se rapprochent. Élu meilleur film de l’année 2025 au Japon Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le film   :   C’est un beau…
Le Film

On s’attend à une comédie romantique assez classique entre deux jeunes gens qui se rencontrent au sein d’un établissement pour personnes en difficulté. Mais le réalisateur prétextant la raison d’être du lieu, en fait un élément compassionnel , vital et prioritaire pour ce duo , qui ne sera jamais forcément un couple. Mais une entité à part entière une fois débarrassée des conventions habituelles , et surtout des interdits supposés par leurs maladie. Trouble panique pour le garçon, syndrome prémenstruel chez la jeune femme. Chaque jour dans leur mal-être, ils se rapprochent un peu plus de ce qui nous parait insaisissable , et qui à leurs yeux figurent un bonheur fusionnel. Avec le ciel pour témoin, qu’ils observent depuis leur télescope-maison dans « l’obscurité et le silence qui nous relient au monde. La plénitude de la nuit, avant que l’aube nous apporte l’espoir ». Ces mots retrouvés d’un jeune astronome amateur, ils en ont fait leur raison de vivre. Sho Miyake un film .   

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