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« D’une vie à l’autre » de Georg Maas . Les suppléments

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LES SUPPLEMENTS

  • Entretien avec Georg Maas (12.30 mn). Le réalisateur évoque la question identitaire qui en Allemagne fait toujours écho, après la seconde guerre mondiale et surtout  la chute du mur de Berlin, il y a 25 ans. Il explique aussi la manière particulière de  filmer l’époque 1970, une sorte de super8, raboté …

La moitié de ce documentaire est consacré à sa collaboration avec Ursula Werner, une dame qui étant donné son âge ne recevait plus beaucoup de scénarii. Elle ne voulait pas cependant jouer le personnage qu’on lui proposait (20 ans de plus, malade..).

Et le scénario a été réécrit «  mais même sur le plateau elle continuait à me dire qu’elle n’était pas forcément d’accord de la façon dont je dirigeais le film. Elle en a quand même fait cinq, et moi deux seulement ».

d'une vie à l'autre

  •  « Les pouponnières du 3ème Reich » (52 mn). D’après l’idée du film, ce documentaire remarquable, rapporte l’idée principale de ces maternités très particulières à qui il fallait fournir (c’est bien le terme) « des enfants spécifiquement conçus par le Reich, pour le Reich. »

Ce que découvrent les alliés quand ils arrivent près de Berlin. Les poupons devaient être la relève SS. 70 ans plus tard certains d’entre eux évoquent l’un des projets les plus fous d’Hitler. Beaucoup d’entre eux n’ont appris que très tard l’origine de leur naissance…

« C’est l’autre aspect de l’holocauste, car si vous vous débarrassez des sous-races, il faut imaginer des personnes censées être les meilleures ». Le genre de commentaire rapporté à travers le fonctionnement d’un système très élaboré. Les membres du Parti national socialiste sont contraints de faire au moins quatre enfants à leur femme, sous peine de se voir rétrograder dans la hiérarchie du parti. Plus secrètement il leur est recommandé d’en faire aussi autant qu’ils en veulent  hors du foyer.

Les vidéos ou les images qui charpentent ce documentaire sont des archives toujours très éloquentes, le plus souvent officielles «  il existe très peu de documentaires amateurs sur ce sujet » .On voit ainsi, et ce n’est qu’un exemple, les nourrissons amenés à la chaîne, triés, puis un peu plus grands, jouant avec leur nounou.

Des maternités du même type ouvrent dans les pays conquis, car Himmler en veut toujours plus .La race est la pierre angulaire du système, il faut que le couple prouve son aryanité afin que l’enfant soit admis dans la pouponnière.

Certains s’interrogent toujours sur le choix de leur mère : rassurée pour l’enfant à naître, et un repas par jour jusqu’à l’accouchement. Mais après elles sont contraintes de l’abandonner, faute de moyen de subsistance. Gisèle ne connaîtra jamais sa mère, et officiellement elle est née à Bar Le Duc.

Liv Ullmann, d'une vie à l'autre

Au Lebens Born on ne manque de rien, alors que dans tous les pays c’est la pénurie, mais Himmler veillait sur ses établissements, qui comptent les meilleurs sage femmes, les meilleurs médecins .Les enfants qui présentent le moindre problème sont dirigés « vers le traitement spécial, l’euthanasie, on ne sait pas combien sont morts, les mères étaient informées de la mort prématurée de leur bébé sans plus d’explication ».

Au moment du débarquement, c’est la panique, les alliés récupèrent des enfants, (la France en réclame pour repeupler le pays)  mais les allemands tentent de « limiter les dégâts ». Après quoi la question de l’avenir de ces enfants se pose avec acuité.

Une dame témoigne qu’elle se souvient qu’après « 4 ans d’idéologie nazie » la petite fille qu’elle était voit alors arriver les américains dont elle se méfie et qui lui offre des cadeaux .Que faire de ces enfants rejetés par leur famille d’accueil (« des bâtards SS » disent-ils alors) et désormais sans famille, sans identité : les nazis ont brûlé à la débâcle tous les papiers concernant leur naissance.

La critique est ici LES SUPPLEMENTS Entretien avec Georg Maas (12.30 mn). Le réalisateur évoque la question identitaire qui en Allemagne fait toujours écho, après la seconde guerre mondiale et surtout  la chute du mur de Berlin, il y a 25 ans. Il explique aussi la manière particulière de  filmer l’époque 1970, une sorte de super8, raboté … La moitié de ce documentaire est consacré à sa collaboration avec Ursula Werner, une dame qui étant donné son âge ne recevait plus beaucoup de scénarii. Elle ne voulait pas cependant jouer le personnage qu’on lui proposait (20 ans de plus, malade..). Et…

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