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« Judo » de Johnnie To. Critique Cinéma

Synopsis: Autrefois champion de judo, Sze-To a abandonné le monde du sport de manière inexplicable. Criblé de dettes, c’est un alcoolique sans  avenir. Deux personnes atypiques qu'il vient de rencontrer croient en lui : Tony, passionné de judo et bien décidé à affronter l'ex-champion, et Mona, apprentie chanteuse qui rêve de percer. Sze-To va-t-il réussir à refaire surface ?

La fiche du film

Le film : "Judo"
De : Johnnie To
Avec : Louis Koo, Aaron Kwok
Sortie le : 08/05/2020
Distribution :
Durée : 100 Minutes
Genre : Action
Type : Long-métrage
Le film

Le genre de films à histoires. Il date ( 2004 ) mais demeure à ce jour une légende des salles obscures. Qui en France a pu le voir ? Sélectionné au festival de Venise en 2004, « Judo » se réfère respectueusement au premier long métrage d’Akira Kurosawa, « La Légende du grand judo » (1943).

Un hommage en quelque sorte, aujourd’hui dépoussiéré et visible momentanément sur la plateforme Carlotta.

Un bonheur, un régal pour une histoire qui au premier coup d’oeil, n’en vaut pas trop la peine. La rédemption d’un ancien lutteur, Sze-To aidé par un judoka Tony, qui rêve de l’affronter et une apprentie starlette, Mona.

Gloire déchue des tatamis, Sze-To s’enfonce dans son monde et ignore qu’il tourne encore pour lui ( c’est Mona qui est derrière ).

Des compagnons de hasard que Johnnie To balade joliment dans son préambule. Un véritable trio se forme avec Sze-To quand des individus qui ne se connaissent pas, des personnalités bien différentes, se liguent contre nos héros. L’ancien maître de Sze-To, le patron de Tony, l’agent de Mona…

L’affaire se déroule dans un cabaret où les intéressés consomment à des tables différentes. Le choc est prodigieux et engage le film sur une fulgurance qui ne se dément jamais.

Certaines scènes impossibles en attestent , comme celle des toilettes qui dans d’autres scénarios ne passeraient même pas le stade de l’écriture.

Et puis ces billets qui volent au ras du bitume. Mona les ramasse comme elle peut, au risque de se faire chopper par les malfrats. Je ne vous raconte même pas la fin, le coup de la chaussure, vous n’allez pas me croire…

Ces invraisemblances profitent de l’humour et de la fantaisie que Johnnie To glisse en sous-main à ses personnages qui ne demandent que ça. Même les seconds rôles toujours en retard pour payer leurs dettes  sont irrésistibles.

Mais le boss Dama ne veut rien savoir. Il est joué imperturbable par Bun Yen, avec Louis Koo ( Sez-to), Aaron Kwok(Tony ) et, Cherrie Ying ( Mona). Des personnages bien typés, dans un univers qui entre le sombre et le glauque attrape toujours un brin de lumière pour donner au cadre de Johnnie un éclat inattendu.

Le genre de films à histoires. Il date ( 2004 ) mais demeure à ce jour une légende des salles obscures. Qui en France a pu le voir ? Sélectionné au festival de Venise en 2004, « Judo » se réfère respectueusement au premier long métrage d'Akira Kurosawa, « La Légende du grand judo » (1943). Un hommage en quelque sorte, aujourd’hui dépoussiéré et visible momentanément sur la plateforme Carlotta. Un bonheur, un régal pour une histoire qui au premier coup d'oeil, n’en vaut pas trop la peine. La rédemption d’un ancien lutteur, Sze-To aidé par un judoka Tony, qui rêve de l’affronter et une apprentie starlette, Mona. Des…
Le film

En rendant hommage à Kurosawa ( «  La légende du judo » ) le cinéaste hong-kongais déjoue ses plans habituels pour donner à voir ce qu’est le cinéma quand il ne se formate pas aux idées reçues. Mais tout en conservant ses fondamentaux, le voici qui déboule très respectueusement dans l’univers du judo, rapporté ici avec grâce et cérémonie ( la chorégraphie est très étudiée ) pour évoquer le destin de trois individus qui se retrouvent à former un trio indissociable de manière incroyable. Rien que cette union est un petit bijou de mise en scène qui entame une déambulation nocturne des plus attirantes. Car l’histoire peut y laisser des plumes, ce qui compte ici c’est l’attraction tout aussi inattendue entre chaque protagoniste, qui malgré leur tempérament souvent peu engageant, donne à voir de l’humour et de la fantaisie. Des personnages bien typés, mais jamais caricaturés dans un cadre qui entre le sombre et le glauque attrapent toujours un brin de lumière pour donner au cadre de Johnnie une resplendissance inattendue.

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