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« Les amours imaginaires » de Xavier Dolan. Critique cinéma

Synopsis: Francis et Marie, amis depuis toujours rencontrent Nicolas un jeune homme de la campagne qui les trouble énormément . De rendez-vous en rendez-vous, et sur quelques signes qui ne trompent pas les deux complices sombrent dans un duel amoureux qui menace leur amitié.

La fiche du film

Le film : "Les Amours Imaginaires"
De : Xavier Dolan
Avec : Monia Chokri, Niels Schneider
Sortie le : 29/09/2010
Distribution : MK2 Diffusion
Durée : 95 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

Il a vingt ans,plein d’espoir. Après un premier film « J’ai tué ma mère »,  la récidive est toujours aussi prometteuse.Ce n’est pas  un emballement inné, mais  Xavier Dolan a encore toute la vie devant lui pour raconter ses histoires, sans l’afféterie de ce second opus, un brin sophistiqué dans les séquences oniriques .

A la limite, ça ressemble à un premier film, ébauché à la sortie d’une école de cinéma. Il y met toutes ses connaissances, les acquits d’une formation théorique, alliée à un enseignement pratique de base. Et au final, voyez ce dont je suis capable de faire.Toutes ces réserves posées, je reste baba devant le résultat, quittant la salle de projection avec des frissons encore perceptibles et le sentiment d’avoir assisté à la naissance d’une nouvelle écriture cinématographique.

Très vaguement et je ne pourrais expliquer pourquoi, des images de «  Sexe, mensonge et vidéo »  de Steven Soderbergh me sont revenues à l’esprit, tandis que celui de Christophe Honoré planait au dessus de moi. L’apparition furtive de Louis Garel confirmant le chemin sur lequel Xavier Dolan semble avoir posé ses pieds.

Avec une histoire singulière d’amours inavouées : un garçon et une fille, qui pourraient être sœur et frère (ils sont simplement très bon copains) aiment secrètement un garçon, beau comme un dieu grec. Issu d’une famille décomposée et vaguement artiste, l’intéressé conserve un peu de cette bohème ,le goût d’une liberté acquise à tout son entourage.Si bien que les soupirants se languissent, qui de lui ou d’elle aura le dernier baiser ? A  la manière de «  La belle personne », du même Honoré,  la passion amoureuse est ici disséquée avec une insolente imagination, un regard neuf sur les comédiens complaisamment statufiés dans leurs émotions.

Dolan filme sous tous les angles,cadre indifféremment la belle image ou le grain de peau, vire au roman-photos avant de reprendre sa petite caméra vidéo histoire de marquer le coup avec les copains.C’est souvent drôle, perspicace et lucide, avec l’effronterie de l’innocence. Un peu comme débarquaient autrefois «  Les nuits fauves » de Cyril Collard , ballon d’oxygène dans un univers cinématographique uniformisé.

Le jeune cinéaste québécois, a lui aussi ses stéréotypes, mais ils volent en éclat dans la maestria de sa démarche, qui à petits pas ou à longues enjambées nous réservent encore bien des surprises pour les films à venir.

     Réalisateur et comédien, et bien plus encore...
Réalisateur et comédien, et bien plus encore…

Surtout que l’intéressé est derrière toutes les manettes : il a signé le scénario, assuré le montage, imaginé les costumes et enfilé celui de Francis , amoureux de Nicolas , un personnage dont toute l’ambiguïté est parfaitement retranscrite par Niels Schneider , aux côtés de la non-moins charmante Monia Chokri .Pour s’habiller vintage , elle est cocasse et naturellement coquette. Je craque !

Il a vingt ans,plein d’espoir. Après un premier film « J’ai tué ma mère »,  la récidive est toujours aussi prometteuse.Ce n’est pas  un emballement inné, mais  Xavier Dolan a encore toute la vie devant lui pour raconter ses histoires, sans l'afféterie de ce second opus, un brin sophistiqué dans les séquences oniriques . A la limite, ça ressemble à un premier film, ébauché à la sortie d’une école de cinéma. Il y met toutes ses connaissances, les acquits d’une formation théorique, alliée à un enseignement pratique de base. Et au final, voyez ce dont je suis capable de faire.Toutes ces réserves…

Review Overview

Le film

On pourrait parler de nouvelle vague, en direct du Québec, mais ce film est aussi plus universel , pour nous parler de façon singulière , originale et sophistiquée du désordre amoureux , surtout quand le principal intéressé , semble voguer sous d'autres cieux .... C'est un jeune réalisateur qui devrait encore nous surprendre.

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