«Tell no one» de Harlan Coben, c’est l’étrange et fascinante histoire d’une femme qui huit ans après son assassinat réapparaît sur l’écran vidéo de son mari. Canet en fait une adaptation magistrale.
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Il a débarqué dans le cinéma par accident. Un cheval rétif, un premier obstacle et la chute fatale. Interdit de galop, Guillaume Canet nous fait une comédie. Pour son premier film,l’humour est noir («Barracuda» de Philippe Haim) mais le comédien se soigne. Il devient réalisateur. «Mon idole», brouillon bavard et sympathique sur le monde de la télévision balbutie.
Canet poursuit sa convalescence. Il lit beaucoup de romans. «Tell no one» de l’américain Harlan Coben, c’est l’étrange et fascinante histoire d’une femme qui huit ans après son assassinat réapparaît sur l’écran vidéo de son mari. Le Frenchie en parle tellement bien à Coben, raconte un film qui n’existe pas que le romancier tombe sous le charme. Le cavalier contrarié, sera devant et derrière la caméra. Coben le suit de près …
On le revoit sur le plateau de tournage, bluffé par l’ambiance et les rushs qu’on lui soumet. Le résultat confirme, époustouflant. Les images pouvaient révéler les non-dits du bouquin et dévoiler rapidement quelques secrets. Le scénario, forcément limité face à la densité du roman, allait rectifier les méandres, déjouer le labyrinthe. Tout ces pièges , Guillaume Canet a su les éviter,véritablement habité par son personnage.
Il faut aussi le voir diriger François Cluzet, André Dussollier ou Jean Rochefort(un face-à-face savoureux) pour comprendre que l’acteur et le réalisateur ici ne font qu’un.
C’est peut-être le secret de sa réussite.
Rien n’est laissé au hasard: un scénario bien ficelé, un rythme, parfois décalé, toujours haletant, des comédiens hors pair. Dans le filon policier français, Canet a opté pour la marge. Corneau c’est du grand classique, Canet c’est du grand, tout court.















1 août 2009
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