Accueil » A la une » « Loin de vous j’ai grandi » de Marie Dumora. Critique cinéma

« Loin de vous j’ai grandi » de Marie Dumora. Critique cinéma

Synopsis: Nicolas 13 ans, aime l’histoire d’Ulysse et les romans de Jack London. Il vit en foyer dans la vallée de la Bruche avec son ami Saïf, arrivé lui, de loin, par la mer. Ensemble, ils partent dans les bois écouter leur musique. Ou fuguent. Parfois, Nicolas retrouve sa mère et les siens pour une virée à la fête foraine, une grenadine ou un baptême.

La fiche du film

Le film : "Loin de vous j'ai grandi"
De : Marie Dumora
Avec :
Sortie le : 17/11/2021
Distribution : Epicentre Films
Durée : 102 Minutes
Genre : Documentaire
Type : Long-métrage
Le documentaire

Je ne comprends pas très bien l’intérêt d’un tel documentaire si ce n’est la passerelle jetée sur les précédents essais de la réalisatrice. Autour de cette même famille enfermée dans un système dans lequel elle tente malgré tout de s’intégrer.

Nicolas a été baptisé nous rappelle Marie Dumora en le retrouvant douze ans plus tard dans cet âge d’autant plus ingrat qu’il le vit loin de sa famille.

Le choix de sa mère dépassée par les événements, elle qui rêvait de grandes études. Elle se retrouve « avec quatre gosses et pas de boulot. Je voulais être médecin » rappelle-t-elle à son fils aîné, mettant en cause sa maternité précoce, alors qu’elle était en quatrième.

Nicolas encaisse le reproche détourné, coutumier des remontrances maternelles à l’égard de ses études. Elle l’a confié à un foyer près de Strasbourg où il semble s’épanouir au mieux.

Certaines matières le propulsent en tête de la classe, d’autres le rebutent. A le voir lire Jack London, et raconter les aventures d’Ulysse, on sent chez l’adolescent le goût d’une littérature qui n’a jamais franchi les portes de sa maison.

C’est perceptible de la part de la réalisatrice qui le filme le nez dans ses bouquins, mais sans affirmation totale de son plaisir, de ses rêves et de ce qu’il en adviendra, peut-être.

Nicolas lit pour son copain Saïf qui lui a raconté comment il était arrivé en France par la mer …

Les promenades forestières qui accompagnent ses lectures assurent le décorum, rien de plus . On passe ainsi de scène en scène en quête de l’évolution du garçon, tiraillé entre sa mère et le foyer, et sa famille qui l’accueille pour les vacances, les fins de semaine aussi.

Des séquences joyeuses, une fête foraine, la complicité avec le beau-père très attentif et puis le retour au foyer. Comme une roue qui tourne et ne sait pas s’arrêter. Une voie sans issue dans laquelle Marie Dumora s’est un peu perdue, elle aussi…

Je ne comprends pas très bien l’intérêt d’un tel documentaire si ce n’est la passerelle jetée sur les précédents essais de la réalisatrice. Autour de cette même famille enfermée dans un système dans lequel elle tente malgré tout de s’intégrer. Nicolas a été baptisé nous rappelle Marie Dumora en le retrouvant douze ans plus tard dans cet âge d’autant plus ingrat qu’il le vit loin de sa famille. Le choix de sa mère dépassée par les événements, elle qui rêvait de grandes études. Elle se retrouve « avec quatre gosses et pas de boulot. Je voulais être médecin » rappelle-t-elle à son…
Le documentaire

Il est difficile de trouver l’intérêt de ce documentaire qui navigue entre les affres de l’adolescence et le souci maternel d’une éducation parfaite. Deux pôles d’attraction dans une famille bringuebalée où la jeune mère rêve d’un avenir radieux pour son fils aîné Nicolas. Elle qui voulait devenir médecin … Consciente de ses difficultés à pouvoir l’élever (deux petites sœurs derrière et un quatrième enfant à venir …) elle le confie à un foyer où le garçon semble trouver sa place, tout en fuguant parfois, sans autre raison que d’essayer… On le suit dans son parcours, de retour à la maison pour les vacances, au cœur d’une fête foraine, en balade dans les bois avec son copain Saïf qui fait l’objet d’une séquence éloquente sur le sort des boat-peoples, mais sans perspective sur la raison d’être de ce documentaire. Une faille souvent repérée …

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Le Diable n’existe pas » de Mohammad Rasoulof . Critique cinéma

Dans un régime despotique où la peine de mort existe, des hommes et des femmes affirment leur liberté. Mohammad Rasoulof mène ce même combat et le gagne avec grandeur

Laisser un commentaire