jeudi , 10 septembre 2026

« La Bataille de Gaulle – Partie 2 :  » J’écris ton nom » De Antonin Baudry. Critique cinéma

Des séquences éloquentes de cinéma nous font revivre la grande Histoire.

La fiche du film

Le film"La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom"
RéalisationAntonin Baudry
AvecSimon Abkarian, Niels Schneider
Titre originalLa Bataille de Gaulle : J’écris ton nom
Sortie le26/06/2026
Durée160 Minutes
GenreHistoire, Drame
Année2026
NationalitéFrance, Belgium, United States of America
DistributionPathé
Type
Affiche :
Note du blog 4,0/5
Note du public 3,90/5 · 175 votes
Synopsis

Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent aut

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L’histoire : On y retrouve de  Gaulle  pendant la Seconde Guerre mondiale pour se faire reconnaître comme le représentant de la France libre . Le film décrit  différents épisodes historiques de la guerre du Désert, notamment la bataille de Ksar Ghilane, ainsi que l’unification de la Résistance française par Jean Moulin jusqu’à la Libération de Paris].

D’après « De Gaulle : une certaine idée de la France de Julian T. Jackson

Esseulé dans le brouillard londonien, rejeté par les américains dont l’autorité va grandissante, De Gaulle tient tête, et personnellement me plait beaucoup. Têtu, borné, indiscipliné ( particulièrement vis à vis de Roosevelt et Churchill ) l’homme va sans cesse grandissant son champ d’action , qui de l’Angleterre au continent africain pose les bases de sa résistance.

Un peu freiné par l’amalgame historico cinématographique du premier volet, je retrouve ici ce qui me parait être le juste échange entre des données avérées ,et une vision scénographique de faits de guerre, patents.

Cette fois il est beaucoup question  du général Leclerc, de ses faits d’armes , notamment lors de la campagne de Tunisie et de la bataille de Ksar Ghilane. Antonin Baudry la filme autant d’un point de vue tactique, qu’opérationnelle.

La façon dont Leclerc galvanise ses hommes, et leur rend une fois de plus l’honneur bafoué par le régime de Vichy, participe à l’élan solidaire qui se manifeste de plus en plus . De Casablanca à Paris, des tirailleurs africains à la résistance française, qui peine cependant à s’unir.

La mission de Jean Moulin (  Félix Kysyl)  que d’y parvenir. Son long travail de patience, secret, et dangereux conduira péniblement à la création du Comité National de la Résistance ( photo)

L’excellent panorama historique développé par Antonin Baudry  rencontre des fils d’actualité à jamais inscrits dans le marbre de la France . Le débarquement sur les plages de Normandie , tout juste rappelé, mais avec pertinence , et surtout la libération de Paris .

Celle qui unira les résistants ( Anamaria Vartolomei, dans un rôle conséquent cette fois) à la 2ème DB de Leclerc qui aura lui aussi ignoré le diktat américain, pour foncer sur la capitale. Il est joué avec brio par Niels Schneider, relayant la cohorte d’acteurs , déjà cités dans le premier volet, et parfaitement armés pour une telle aventure cinématographique.

« Je ne travaille pas avec ce fou »

Thierry Lhermitte les rejoint sous les gallons du Général Giraud, successeur de Darlan, assassiné par la résistance. La première rencontre avec De Gaulle ( photo), explosive, augure de futures relations tendues, orageuses. Des séquences éloquentes de cinéma, qui nous font revivre la grande Histoire.

  • Mais aussi : « De Gaulle 1940-1944, l’homme du destin » de Patrick Rotman
Le film

Bizarrement, ce second volet me parait beaucoup plus intéressant dans la manière où Baudry assemble les données du cinéma, d’essence fictionnelle aux composantes historiques de faits avérés. L’Histoire ici nous rappelle à l’ordre des événements , le cinéma les éclaire de manière réfléchie La mise en scène beaucoup plus lisible, sans chichi, ni boursouflure, donne à voir un même panorama historique, sur lequel défilent des fils d’actualité à jamais inscrits dans le marbre de la France .Le débarquement sur les plages de Normandie , tout juste rappelé, mais avec pertinence , et surtout la libération de Paris . Magnifiquement retranscrite et porteuse de valeurs profondes. Comme un souffle patriotique incarné autour d’hommes  et de femmes, valeureux, courageux, connus et méconnus, et qui paraissent aujourd’hui sortis d’une légende guerrière. Le petit croc en jambe me semble-t-il de Baudry à l’égard de notre monde politique actuel, qui joue au chamboule tout et se hausse du col, à longueur de plateaux TV. A l’armée valeureuse de comédiens commandée par Simon Abkarian, déjà cités dans le premier volet s’ajoutent Anamaria Vartolomei, dans un rôle conséquent cette fois, Niels Schneider (Général Leclerc )  et Thierry Lhermitte,  sous les gallons du Général Giraud . Que du brio

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