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« Il mattatore » de Dino Risi. Critique cinéma

Synopsis: Gerardo et sa femme Annalisa mènent depuis quelque temps une existence tranquille et sans histoire, au grand dam de celui-ci. Un jour, un homme sonne à leur porte pour essayer de leur vendre un chandelier. Gerardo sent rapidement l’arnaque, et pour cause : celui-ci était jadis expert en escroquerie en tout genre, surnommé Gerardo l’artiste pour sa capacité à incarner de multiples personnages dans le but d’extorquer les gens…

La fiche du film

Le film : "Il Mattatore (L'homme aux cent visages)"
De : Dino Risi
Avec : Vittorio Gassman, Dorian Gray
Sortie le : 14/06/2017
Distribution : Carlotta Films
Durée : 98 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

C’est l’histoire du gars à qui on ne le fait pas et qui se fait pourtant berner, en ayant l’impression d’avoir le dernier mot. Le héros d’une farce entretenue par ses soins, au milieu d’un fatras de rebondissements plus farfelus les uns que les autres. Une définition comme une autre de la comédie italienne qui dans les années soixante fleurit dans la péninsule sous la bannière de réalisateurs véritablement inspirés par des scénarios tout aussi bien nourris.

Soit Dino Risi, secondé par Ettore Scola pour l’écriture avec un one man show de Vittorio Gassman qui enfile une dizaine de costumes au profit d’aventures rocambolesques. Il côtoie des bijoutiers et des militaires, des filles du monde et des traînées, toujours dans le but inavoué de soustraire quelques menues monnaies.

Gassman en fait des tonnes, mais il le fait très bien, jusqu’à jouer le mauvais comédien devant ses camarades de cellule. Un comble !  Il est canaille et agréable, cynique et bienveillant dans une comédie tout aussi pétillante qui faiblit à force d’empiler les sketchs assez semblables sur l’arnaque et ses ressorts. Quand la supercherie reprend du poil de la bête, avec des dialogues savoureux et des réparties subtiles c’est pour donner corps à une fantaisie que tout autre tâcheron exécuterait sans honneur.

Mais l’équipe ici constituée par un talent bienveillant suscite jusqu’au bout le plaisir et la convoitise des bons mots. Tout le monde arnaque tout le monde, et tout le monde est content. Le dindon de la farce demeure bien le cocu.

 

 

C’est l’histoire du gars à qui on ne le fait pas et qui se fait pourtant berner, en ayant l’impression d’avoir le dernier mot. Le héros d’une farce entretenue par ses soins, au milieu d’un fatras de rebondissements plus farfelus les uns que les autres. Une définition comme une autre de la comédie italienne qui dans les années soixante fleurit dans la péninsule sous la bannière de réalisateurs véritablement inspirés par des scénarios tout aussi bien nourris. Soit Dino Risi, secondé par Ettore Scola pour l’écriture avec un one man show de Vittorio Gassman qui enfile une dizaine de costumes…
Le film

C’est la première fois que Risi et Gassman collaborent dans une comédie typiquement italienne des années soixante, avec au scénario un certain Ettore Scola. Le résultat : une dynamique de tous les instants, même si les sketchs s’empilent un peu trop les uns sur les autres, au détriment d’une histoire solidement ficelée. Mais l’équipe ici constituée par un talent bienveillant suscite malgré tout jusqu’au bout le plaisir et la convoitise des bons mots. Les dialogues sont bien souvent savoureux, les réparties, des instants de grâce cinématographique. C’est frais, vivifiant et annonciateur d’un cinéma qui dans le domaine de l’absurde et du loufoque ne s’en laissera pas compter.

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