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« Hauts-Perchés » de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Critique cinéma

Synopsis: Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement parisien. Ils ont tous en commun d’avoir fréquenté la même personne qu’ils dénigrent maintenant. Pour en avoir  été la victime . Ils racontent leurs souvenirs qui les lient à cet homme et le rejoignent tour à tour dans la chambre voisine. Mais ce qui s’y passe reste leur secret.

La fiche du film

Le film : "Haut perchés"
De : Olivier Ducastel, Jacques Martineau
Avec : Manika Auxire, Geoffrey Couët
Sortie le : 21/08/2019
Distribution : Epicentre Films
Durée : 90 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le Film

Après «  L’arbre et la forêt » ma sortie du bois me fait regarder à deux fois la filmographie de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Aussi diversifiée que ce nouveau film en modèle réduit, dans un appartement, au 28 ème étage d’un immeuble parisien.

Quatre garçons et une fille y confrontent leurs points de vue et leurs souvenirs sur la personnalité d’un garçon qu’ils ont tous fréquenté, et beaucoup aimé. L’individu, dans une pièce voisine, demeure invisible. Chaque protagoniste le rejoint mais ne dit rien à sa sortie.

François Nambot, Geoffrey Couët, Lawrence Valin, Manika Auxire, Simon Frenay, comme une relève de génération …

Pendant ce temps, les discussions vont bon train, autour d’un repas où l’introspection et la psychanalyse collective rappellent les amours et ses fantasmes. Thèmes et sujets variés, mais toujours en retour centré sur cet individu, objet lui-même d’un imaginaire fourni.

Ils en parlent comme d’un pervers, d’un manipulateur, un anthropophage, envahissant, empiétant toujours sur le territoire de l’autre.

Les deux réalisateurs ont beau multiplié les points de vue scéniques, dans ce huis clos total, on tourne très vite en rond. Discussions de salons et confessions sans fin ni finalité reconnue, sinon celle de démasquer l’inconnu.

En attendant que leur partenaire ressorte de la pièce pour tenter de savoir ce qui s’est passé…

Les épanchements des uns, les révélations des autres, les révèlent un peu à eux-mêmes sans force majeure. « Il n’y a rien à raconter » reconnait Marius conscient de la vacuité de cette table ronde autour de laquelle on apprend la recette de la tarte aux pommes.

Entre sincérité et duperie, le jeu du boomerang revient à un exercice de style pour fin d’études dans lequel les comédiens composent excellemment tour à tour. Manika Auxire, Geoffrey Couët, Simon Frenay, François Nambot et Lawrence Valin ont fait leurs preuves.

Après «  L’arbre et la forêt » ma sortie du bois me fait regarder à deux fois la filmographie de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Aussi diversifiée que ce nouveau film en modèle réduit, dans un appartement, au 28 ème étage d’un immeuble parisien. Quatre garçons et une fille y confrontent leurs points de vue et leurs souvenirs sur la personnalité d’un garçon qu’ils ont tous fréquenté, et beaucoup aimé. L’individu, dans une pièce voisine, demeure invisible. Chaque protagoniste le rejoint mais ne dit rien à sa sortie. Pendant ce temps, les discussions vont bon train, autour d'un repas où l’introspection…
Le Film

Un huis clos sentimental et introspectif au cours duquel des garçons et une fille revivent la fréquentation avec un même personnage qui se tient dans la pièce voisine. L’individu est à leurs yeux un manipulateur et un pervers, et pourtant chacun avoue une admiration, une fascination, un attrait irrésistible à son égard. Entre la sincérité et la duperie des propos, le jeu du boomerang revient à un exercice de style pour fin d’études dans lequel les comédiens composent excellemment tour à tour.

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