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	<title>L&#039;heure de la sortie &#187; Histoire</title>
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	<description>Du cinéma, des dvd, des blu-ray</description>
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		<title>[Critique Bluray] Le Masque de fer</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 02:26:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film qui s'inspire librement de la légende de l'Homme au masque de fer, ainsi que des romans d'Alexandre Dumas Les Trois mousquetaires et Le Vicomte de Bragelonne. Un classique !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’intrigue, l’une des plus romanesques de l&#8217;histoire de France demeure à ce jour une énigme : celle d&#8217;un prisonnier masqué, caché, à laquelle il fut interdit de révéler son identité, sous peine de mort. Depuis trois siècles, toutes les hypothèses ont été formulées sur le compte de cet homme qui décède  le 19 novembre 1703, à la Bastille. Sur son acte de décès on lit : &laquo;&nbsp;<em>le prisonnier inconnu, toujours masqué d&#8217;un loup de velours noir</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Un prisonnier dont nul ne sait le nom, dont nul n&#8217;a vu le front, un mystère vivant, ombre, énigme, problème</em>.&nbsp;&raquo; écrira plus tard Victor Hugo</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/sortie-dvd-le-masque-de-fer/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><br />
Pendant  34 ans il sera surveillé jour et nuit avec l’obligation pour ses geôliers de «<em> le tenir strictement isolé du reste de la prison afin de l&#8217;empêcher de révéler son nom</em> », mais aussi « <em>de prendre grand soin de lui ».</em> Cette histoire maintes fois contée au cinéma, Henri Decoin la reprend à son compte, tenant le pari d’un récit historique sur le mode de la légèreté. J’ai en effet été particulièrement surpris par l’ambiance très badine de la mise en scène qui voit en Jean Marais, un D’Artagnan vieillissant, certes, mais tout aussi taquin, et guilleret quand il s’agit de compter fleurette .</p>
<p style="text-align: justify;"> Le ton est donné dès la première bataille contre les espagnols que le réalisateur nous fait entendre à travers la préparation des mousquetaires empêtrés dans leur nouveau costume. Quasiment du grand guignol. Après quoi les quiproquos s’enchaînent sur un sujet qui s’y prête bien il est vrai.</p>
<div id="attachment_28176" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-28176" title="2011-11-28_14-58-34_masque_de_fer__le__2.jpeg" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/2011-11-28_14-58-34_masque_de_fer__le__2.jpeg.jpg" alt="" width="400" height="301" /><p class="wp-caption-text">&quot; Le masque de fer&quot; selon Decoin</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le roi couche-t-il avec sa favorite ou bien son frère est-il en train de diriger le royaume ? Le genre de situation qui tient le film en haleine, mais sans réel suspense, le détachement humoristique de l’ensemble prenant le pas sur la vérité historique, même si celle-ci, est très présente dans la version Decoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme à l’époque on sur joue cette dramaturgie, avec une réalisation très théâtrale, le film prend aujourd’hui les allures d’un gentil divertissement, dont on retiendra quelques bribes d’une épopée royale assez extraordinaire.<br />
A ce titre  les préparatifs de l’enlèvement du roi  projeté par un quarteron de seigneurs méritent une attention particulière me semble-t-il. On y débat en effet des vertus d’une hypothétique République. La petite assemblée se gausse alors, n’imaginant pas qu’un jour la France puisse se séparer de son roi : «  <em>les français ont besoin de quelqu’un à aimer ou à déteste</em>r » argumente l’un des comploteurs. Parce qu’en République ce n’est pas la même chose ?</p>
<h3 style="text-align: center;">LES SUPPLEMENTS</h3>
<div id="attachment_28179" class="wp-caption alignright" style="width: 295px"><img class=" wp-image-28179 " style="margin: 10px;" title="2011-11-28_14-59-18_masque_de_fer__le__3.jpeg" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/2011-11-28_14-59-18_masque_de_fer__le__3.jpeg.jpg" alt="" width="285" height="367" /><p class="wp-caption-text">Jean Marais, évidemment</p></div>
<h3 style="text-align: center;"></h3>
<ul>
<li><strong>-« D’Artagnan amoureux ! » (41 min)</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Documentaire de Dominique Maillet, avec les témoignages de Didier Decoin, Yvan Chiffre, Jean-Christian Petitfils et Jean-Claude Missiaen.</p>
<p style="text-align: justify;">Didier Decoin, l’écrivain, mais aussi le fils du réalisateur donne un éclairage intéressant sur les conditions de tournage de ce film, «<em>  de fin de carrière. Mon père était malade, et il y a une grande part d’autobiographie dans le profil qu’il donne à D’Artagnan, qui n’a plus la fougue de ses vingt ans</em> .»<br />
Jean Marais ,lui ,se porte comme un charme, laissant peu de liberté aux cascadeurs. «  <em>Il regardait comment ils faisaient et puis après exécutait seul les cascades.</em> »<br />
« <em> Il était doué pour l’action</em> » précise l’un d’eux «  <em>très sûr dans ces geste, et quand on l’affrontait, on ne craignait rien</em> ».<br />
Le réalisateur Jean-Claude Missiaen aborde le thème de l’humour dans ce film «  <em>précédé par d&#8217;autres exemples de film de cape et d’épée, où l’humour est omniprésent</em> ». Et l’amour aussi, ce qui laisse quelques commentateurs éberlués : «  <em>tout le monde connaissait l’homosexualité de Jean Marais, qui pourtant a serré dans ses bras et embrassé les plus belles femmes du monde</em> ».</p>
<ul>
<li><strong>- « La véritable histoire du Masque de fer » (23 min)</strong></li>
</ul>
<p>Par l&#8217;historien Jean-Christian Petitfils.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce monsieur est passionnant à écouter.De nombreuses hypothèses ont marqué cette page d’histoire dont  la version des frères jumeaux mis au monde par la Reine de France, Anne d&#8217;Autriche. Ce que nous raconte Petitfils a peut-être moins de panache pour la légende, mais semble plus certain pour l&#8217;Histoire de France.</p>
<ul>
<li><strong>- « Mon père, ce héros » (24 min).</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Didier Decoin dresse le portrait d’un autodidacte, complètement absorbé, dès son plus jeune âge, par le cinéma. « <em> Il l’aimait sans arrière pensée, et si quelqu’un parlait de lui, il ne voulais rien savoir, se contentant de dire que cette personne était un réalisateur formidable</em> ». Une discussion au sujet d’un article de Claude Chabrol.<br />
Tout le cursus du réalisateur est passé en revue, à travers ses méthodes de travail, la façon d’écrire des scénarios (hallucinant !) ou bien son refus d’utiliser les zooms. « <em> Il aimait le cinéma qui bouge</em> ».</p>
<p>Prix public conseillé : 19,99 € ttc</p>
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		<title>[Critique Cinéma] J.Edgar</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-j-edgar/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 11:57:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Où DiCaprio donne enfin toute la mesure de son talent en le mettant entièrement au service d’un personnage qui pendant un demi-siècle aura fait l’Histoire des USA…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">DiCaprio ! On peut lire dans ce blog <a title="Comme dans &quot;Shutter Island, par exemple, dans ce blog" href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-blu-ray-shutter-island/">le peu d’intérêt</a> que je porte à ce comédien. Mais cette fois, chapeau bas et grand respect. Comme Leonardo ne joue plus pour lui-même, il est formidable. Totalement habité par son personnage, qui méritait, il est vrai, une telle stature.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acteur la trouve sans jamais faillir ,sur le demi-siècle de l’histoire des USA que nous conte <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/6154/Clint-Eastwood.html">Clint Eastwood</a>, tout aussi possédé par son sujet, qu’il met en scène de manière assez particulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Sous les apparences d’un classicisme absolu, épousant l’époque qu’elle relate, la réalisation joue sur les couleurs et le noir et blanc, parfois mêlés, entretenant une agréable et paradoxale confusion . Seuls, les constants et systématiques allers-retours nous ramènent chaque fois au cœur du récit.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-j-edgar/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Ce point de vue plus esthétique que formel, n’entache en rien  la grande aventure humaine que fut la vie de <a title="J. Edgar Hoover" href="/wiki/J._Edgar_Hoover">J. Edgar Hoover</a> . A la tête du FBI, il a côtoyé huit présidents et traversé trois guerres, a combattu toutes les menaces, réelles ou fantasmées, et piétiner  les lois quand celles-ci ne servaient pas les intérêts de son pays.</p>
<p style="text-align: justify;">La performance de Leonardo donne toute la mesure de la paranoïa d’un homme à qui les Etats-Unis doivent aussi les premières méthodes d’investigations scientifiques, et… le flicage systématique de ses sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">La caméra d’Eastwood qui en brosse un portrait définitif bien qu&#8217;incertain ( ses archives n&#8217;ont jamais été retrouvées) ,  tente aussi de débusquer les zones d’ombre de ce personnage dont le rapport avec les femmes était conditionné par l’amour sans faille qu’il portait à sa mère. Son homosexualité, refoulée , le grand secret de sa vie , ( il sera très proche du N° 2 du FBI, Clyde Tolson, tout aussi bien joué par <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/439592/Armie-Hammer.html">Armie Hammer</a>  ) le cinéaste l’évoque sans cesse, mais toujours avec sa retenue coutumière. Une pudeur qui rejaillit sur la tonalité générale d’un film qui je pense avec le temps, pourrait devenir un grand classique.</p>
<div id="attachment_28397" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-large wp-image-28397" title="photo-J-Edgar-2011-16" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/photo-J-Edgar-2011-16-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /><p class="wp-caption-text">Sa maman lui apprend à danser...</p></div>
<p style="text-align: justify;">L’affiche est à ce titre exemplaire avec dans le rôle de la mère <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/24470/Judi-Dench.html">Judi Dench</a> ,toujours aussi merveilleuse, ou <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/34088/Naomi-Watts.html">Naomi Watts</a>  en secrétaire dévouée, qui elle aussi joue sur la durée le même personnage. Les effets de maquillage sont particulièrement réussis, la palme revenant une fois encore à DiCaprio , qui poussant le mimétisme à son extrême m’a fait douter . J&#8217;ai pensé un instant ,  que Hoover vieillissant, était joué par <a title="Prodigieux acteur, à découvrir dans ce blog" href="http://www.lheuredelasortie.com/la-guerre-selon-charlie-watson/">Philip Seymour Hofmann </a>. Un comble.</p>
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		<item>
		<title>[Critique DVD] L&#8217;Amérique en guerre</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-lamerique-en-guerre/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 23:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La seconde guerre mondiale filmée par les grands réalisateurs hollywoodiens, parfois en temps réel et au péril de leur vie. 6 DVD, un livret, un très beau coffret pour Noël]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-27397" style="margin: 10px;" title="dvd - l'amérique en guerre" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/12/dvd.jpg" alt="" width="240" height="328" />Peut-on imaginer Claude Lelouch, Jacques Audiard ou Olivier Marchal se rendant en Afghanistan, à la demande du gouvernement français, histoire d’expliquer la raison de la présence française ? Grosso modo c’est ce que feront au cours de la seconde guerre mondiale les plus grands cinéastes de l&#8217;époque comme <strong>John Ford</strong>, <strong>John Huston</strong>, ou <strong>Frank Capra</strong>. Au total 17 films de propagande seront tournés sur une quinzaine d’années. De la prise du pouvoir par Hitler en 1933, jusqu’au procès de Nuremberg en 1946, ces films documentaires explorent la Seconde Guerre mondiale de A à Z.</p>
<p style="text-align: justify;">Un chapitre est même consacré aux horreurs de la guerre, à ses conséquences psychologiques, à travers le témoignage de soldats souffrant de traumatismes. <em>«  Avant j’avais toujours envie de m’amuser, et maintenant plus rien…</em> » marmonne l’un d’entre eux. On assiste aussi à une séance d&#8217;hypnose où le patient revit le pilonnage de sa base par les japonais. Censuré jusqu’en 1980, « Que la lumière soit » est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs films jamais réalisés sur les dégâts collatéraux d’un tel conflit.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-27399" title="l'amérique en guerre" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/12/index_clip_image004-520x358.jpg" alt="" width="500" height="344" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des faits plus ou moins connus, des images imprimés dans de nombreux reportages,  ce coffret  nous rappelle certains événements à peine traités dans les livres d’Histoire, et qui pourtant auront un impact indéniable . Je pense par exemple à l’offensive italienne en Ethiopie, que  <a title="Haile Selassie I" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haile_Selassie_I">Haile Selassie I</a>., alors à la tête de l’Empire  tentera d’endiguer lors d’un fameux discours prémonitoire. Il dira aux européens amorphes que leur indifférence leur coûtera très cher. Hitler et Mussolini vont peut après devenir des alliés…</p>
<p style="text-align: justify;">Un  livret d’accompagnement « <em>Hollywood s’en va-t-en guerre</em> » de l’historien Frédéric Laurent, permet de comprendre le contexte de création de ces films, qui sont chaque fois, d’étonnants documents historiques, avec des images d’archives remarquables, des films d&#8217;actualité étonnants. On atteint peut-être des sommets avec l’utilisation des propres films de l’ennemi pour montrer la menace que leur désir de suprématie fait peser sur la liberté. C’est Capra qui à l’idée de « <em>faire écouter à nos gars les nazis et les Japonais hurler leurs prétentions à être une race de seigneurs &#8211; et nos combattants sauront pourquoi ils sont en uniforme.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-27407" title="001-Ken Watanabe et Hiroshi Watanabe" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/12/001-Ken-Watanabe-et-Hiroshi-Watanabe.jpg" alt="" width="434" height="289" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et si l&#8217;on se demande encore quel fut le véritable apport de ces cinéastes dans le dispositif américain, il suffit de se pencher sur l&#8217;attaque de Pearl Harbour vue par John Ford. Un documentaire reconstitué, engagé, réaliste, et tourné comme une fiction . Saisissant.</p>
<h3 style="text-align: center;">LES SIX DVD</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3>DVD 1 – Les nazis prennent le pouvoir.De Frank Capra et Anatole Litvak</h3>
<ul>
<li>Pourquoi combattons-nous ? 1942 – 52 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Oscar<sup>®</sup> du meilleur documentaire en 1943.L’objectif est de décrire et d’expliquer les événements qui ont poussé les États-Unis à entrer en guerre.</p>
<ul>
<li>Les nazis attaquent. 1943 – 41 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La stratégie allemande pour conquérir l’espace vital hitlérien. Il met en évidence toutes les bassesses orchestrées par Hitler pour étendre petit à petit son empire, malgré les pactes de non-agression signés avec la plupart des pays européens.</p>
<h3 style="text-align: justify;">DVD 2 – L’EUROPE EN GUERRE.De Frank Capra et Anatole Litvak</h3>
<ul>
<li>Diviser pour régner. – 1943 – 57 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ne désirant pas s’engager sur deux fronts à la fois, Hitler s’est concentré jusqu’alors sur le front de l’Est en réfutant toute hostilité envers la France et la Grande-Bretagne…</p>
<ul>
<li>La bataille d’Angleterre.1943 – 53 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> À plus de 8 000 mètres au-dessus de la Manche, les chasseurs de la Royal Air Force vont livrer une bataille sans concession pour stopper les bombardiers de la Luftwaffe.<img class="alignright size-full wp-image-27409" style="margin: 10px;" title="dvd3" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/12/dvd3.jpg" alt="" width="200" height="287" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">DVD 3 – LA GUERRE DEVIENT MONDIALE.De Frank Capra et Anatole Litvak</h3>
<ul>
<li> La bataille de Chine. – 1941 – 63 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En envahissant la Chine, le Japon espère ensuite conquérir l’Asie toute entière.</p>
<ul>
<li>La bataille de Russie.1942 – 82 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ce film qui présente aux américains leurs nouveaux alliés soviétiques décrit aussi les batailles de Leningrad et de Stalingrad</p>
<ul>
<li>Les Etats-Unis entrent en guerre. 1945 – 66 min</li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;">DVD 4 – LA BATAILLE DU PACIFIQUE</h3>
<ul>
<li>
<p style="text-align: justify;">Pearl Harbour.De John Ford – 1943 – 33 min</p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Jugée trop « compatissante » envers les japonais, et coupée au montage par l’État-Major américain, cette reconstitution hautement réaliste reçut néanmoins l’Oscar<sup>®</sup> du meilleur documentaire en 1943.</p>
<ul>
<li>
<p style="text-align: justify;">Les Aléoutiennes.De John Huston – 1943 – 43 min</p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Sur les Îles Aléoutiennes l’aviation américaine effectue des raids contre le Japon.</p>
<ul>
<li>
<p style="text-align: justify;">La bataille de Midway.De John Ford – 1942 – 18 min</p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Oscar<sup>®</sup> du meilleur documentaire en 1943.Lors d’un bombardement, John Ford fut blessé au bras .</p>
<ul>
<li>Sachez reconnaître votre ennemi : le Japon.De Frank Capra et Joris Ivens – 1945 – 62 min<img class="alignright size-full wp-image-27411" style="margin: 10px;" title="dvd5" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/12/dvd5.jpg" alt="" width="200" height="287" /></li>
</ul>
<h3 style="text-align: justify;">DVD 5 – LE FRONT EUROPÉEN</h3>
<ul>
<li>Le Memphis Belle, l’histoire d’une forteresse volante.De William Wyler – 1944 – 38 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La dernière mission de bombardements sur l’Allemagne du « Memphis Belle » et de ses vétérans. Un des opérateurs de Wyler fut tué lors du tournage.</p>
<ul>
<li>Thunderbolt</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">De William Wyler et John Sturges – 1947 – 40 min</p>
<p style="text-align: justify;">Les activités du 57<sup>e</sup> groupe de chasse de l’U.S. Air Force chargé de pilonner les lignes allemandes et d’ouvrir la route de Rome aux troupes alliées.</p>
<ul>
<li>La bataille de San Pietro</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">De John Huston – 1945 – 31 min</p>
<p style="text-align: justify;">Fin 1943, l’avancée triomphale des troupes américaines sur Rome. Filmant des combats d’une rare violence, il réalisa l’un des plus bouleversants témoignages sur les horreurs de la guerre.</p>
<h3 style="text-align: justify;">DVD 6 – L’ÉPILOGUE DE LA GUERRE</h3>
<ul>
<li>Que la lumière soit.De John Huston – 1946 – 56 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Bouleversant témoignage sur les horreurs de la guerre censuré jusqu’en 1980</p>
<ul>
<li>Les camps de concentration nazis.De George Stevens – 1945 – 57 min</li>
</ul>
<ul>
<li>Le procès de Nuremberg.1946 – 69 min</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le 20 novembre 1945 s’ouvrait à Nuremberg le plus grand procès de l’Histoire, celui des chefs militaires et dignitaires nazis. Tous sont accusés de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[Critique DVD] Borgia</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 14:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Partie en flèche sur Canal + , la série historique a tenu bon , malgré une baisse de régime due semble-t-il aux intrigues et coups bas de moins en moins percutants. Ainsi va l'Histoire ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sans révolutionner le genre (les décors sont chétifs, et répétitifs), cette série fait à mon avis,  beaucoup pour l’Histoire et sa compréhension.Son grand mérite est de clarifier certains pans d’une saga souvent évoquée,par les cuistres et les bien pensants, les historiens et les italophobes, et pourtant si mal connue .</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois aucun doute n’est permis sur la généalogie du fameux Rodrigue Borgia qui à la force du poignet, de quelques intrigues et plusieurs coups bas accède au trône papal , installant derechef toute sa tribu aux postes clé, et ceci afin de dominer le monde, tout simplement.</p>
<p style="text-align: justify;">D’entrée de jeu, chaque personnage prend sa réelle dimension, l’épaisseur nécessaire à l’accomplissement de son destin, permettant à la grande Histoire de situer  les tenants et les aboutissants d’un récit aussi épique que monstrueux.</p>
<p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-borgia/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que sur le principe d’une série, le réalisateur a tout loisir pour mettre en place les différentes pièces de l’échiquier et de les mouvoir tranquillement. Ils seront quatre à se succéder sur les douze chapitres consacrés, mais personnellement je retiens avant tout la patte de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/198620/Oliver-Hirschbiegel.html">Oliver Hirschbiegel</a> . C&#8217;est je pense le plus incisif dans sa construction, le plus narrateur aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il bénéficie peut-être de la phase inaugurale, la plus tendue d’un point de vue scénaristique, et donc la plus riche en événements. Encore ne faut-il pas rater le coche au risque de foirer tout l’édifice. Hirchbiegel prend son sujet à bras le corps et sur les quatre premiers épisodes qui lui revient, il ne relâche jamais la pression.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec un casting somme tout très honnête sur la durée, bien que subissant les assauts d’un récit plus conventionnel , les comédiens en viennent sur le final à jouer de manière très consensuelle. J’ai l’impression que <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/75293/John-Doman.html">John Oman</a> , jusqu’alors irréprochable sous sa mitre papale se laisse aller une fois les fistons réconciliés. L’aîné <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=229655.html">Stanley Weber</a>, genre Gourcuff d’estaminet, est très inégal , tandis que le jeunot, style Guillaume Canet émacié, (<a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=488610.html">Mark Ryder (II)</a>) tient parfaitement son rôle.</p>
<div id="attachment_27114" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-large wp-image-27114" title="photo-Borgia-2011-6" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/11/photo-Borgia-2011-6-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /><p class="wp-caption-text">Une bien belle famille , de gauche à droite : Assumpta Serna, Stanley Weber,Isolda Dychauk ,John Doman,Marta Gastini et Mark Ryder</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les femmes sont plus constantes, mais le plus souvent attachées à des rôles d’intrigantes, (voire pire)  ceci expliquant peut-être cela. Citons la jeune Lucrèce qui une fois femme ne perd rien de sa verve (<a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1321531/Isolda-Dychauk.html">Isolda Dychauk</a> ) et la belle <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1429889/Marta-Gastini.html">Marta Gastini</a> , à qui le pape ne refuse ni la grâce, ni la soutane. Il s’en passait quand même de drôles…</p>
<img src="http://www.lheuredelasortie.com/?ak_action=api_record_view&id=27108&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>[Critique cinéma] L&#8217;ordre et la morale</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 00:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une autre version de l’épisode de la prise d’otages à Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, en 1988.C'est un projet sur lequel Matthieu Kassovitz travaille depuis une dizaine d'années... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cinéma français, si frileux habituellement avec son histoire contemporaine se rattrape cette fois de manière radicale. La prise d’otages à Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie n’a que vingt-trois ans et la voici au cœur d’une réalisation qui tord le coup à la version officielle de l’époque. Elle  lui oppose celle de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1413051/Philippe-Legorjus.html">Philippe Legorjus</a>, alors chef du GIGN,négociateur direct avec   Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages..Un an après  il quittera sa fonction, écoeuré par la manière dont les opérations se sont déroulées.Il écrira &laquo;&nbsp;Enquête sur Ouvéa&nbsp;&raquo; dont s&#8217;inspire Kassovitz.</p>
<p style="text-align: justify;">Si son point de vue est éminemment présent tout au long du récit, il n’occulte en rien la rage du cinéaste de vouloir briser le silence et réveiller quelques vérités toujours enfouies au fond de cette grotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où vingt-sept gendarmes sont retenus en otage par une vingtaine d’indépendantistes kanakes , qui exigeaient la suppression de la Loi Pons , privant la population locale de toute son identité.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/sortie-cinema-1611-lordre-et-la-morale/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Je parle de rage, mais elle est entièrement contenue dans une mise en scène qui ne cherche pas l’épate du cinéma américain ( peut-être par manque de moyens ) ou l’esbroufe des films de guerre.Plus sur le registre psychologique, <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/10531/Mathieu-Kassovitz.html">Mathieu Kassovitz</a> épluche toutes les pièces du dossier , et si le film dure aussi longtemps (2 h 15) c’est qu’il tient à nous décrire le processus de la prise d’otages, et le lent cheminement des négociations .</p>
<p style="text-align: justify;">C’est parfois fastidieux et interprétant lui-mêmele rôle principal, Mathieu Kassovitz semble à la longue aussi fatigué que son personnage tenaillé entre les preneurs d’otages et les politiciens de Paris qui s’apprêtent à élire un nouveau président. La pression est constante, les ordres et contre-ordres significatifs d’un état d’esprit qui au dialogue, préfèrera l’usage de la force.En pleine période d&#8217;élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-26997" title="l'ordre et la morale" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/11/19768141.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110628_061832-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<div>
<p style="text-align: justify;">Selon la thèse soutenue par Kassovitz, Legorjus s’apprêtait à obtenir la reddition des kanakes. Au final, tout le monde se sent trahi. Au final dix neuf kanakes et deux gendarmes seront tués. Un gâchis humain, et politique, qui aujourd’hui hante encore les plages de la Nouvelle-Calédonie.</p>
</div>
<img src="http://www.lheuredelasortie.com/?ak_action=api_record_view&id=25024&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>[Critique DVD] L&#8217;enfance d&#8217;Ivan</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-lenfance-divan/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 16:36:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est dans un  coffret qui réunit tous les films, courts et longs métrages, du plus grand réalisateur russe de tous les temps, que j’ai déniché «  L’enfance d’Ivan », le premier film de Tarkovski.A voir et à revoir .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Débarrassé de toutes les scories inhérentes à la mise en scène, c&#8217;était un cinéaste qui savait prendre son temps. Il ne laissait  parler que l’épure, des sentiments, d’un paysage, d’un visage. Ses références à la nature, hostile ou pas, étant indissociables des destinées de l’homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Autant de caractéristiques inscrites dès cette première œuvre qui  traite de la guerre et de la perte de l’innocence. Entre chien et loup, dans la fange et l’eau stagnante, <a title="Andrei Tarkovski" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=909.html">Andrei Tarkovski</a> sublime les paysages dévastés, où vient se perdre un gamin qui n’a plus rien à perdre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa famille a été décimée, et il n’a plus qu’une idée en tête, se venger de la barbarie nazie en se mettant aux services de l’armée russe, comme éclaireur.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-lenfance-divan/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du simple portrait, et de la détermination qui s’en dégage, le cinéaste brosse un tableau déprimant de l’humanité, mais aussi tout à la gloire de la résistance armée. Pierre Murat dans les bonus dit qu’il en fait un monstre, et en cela contrarie la thèse officielle d’un film à la gloire du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Personnellement je ne le vois pas ainsi, bien que le petit soldat se soit effectivement pris les pieds dans le jeu des grands, au point de les rattraper et de s’en faire craindre. Mais je vois  plus dans Ivan, magistralement interprété par <a title="Nikolai Burlyayev" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=30948.html">Nikolai Burlyayev</a>, la nostalgie d’une enfance brisée au cœur d’un grand bordel. Il y aurait aussi un pendant aux jeunesses hitlériennes, qui font appel à l’embrigadement et justement à la mort de l’enfance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Ivan n’a pas eu le choix des armes, et son entourage militaire l’incite à quitter le terrain des hostilités, bien loin de l’endoctrinement nazi.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-27011" title="l'enfance d'ivan" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/11/19138325.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20090710_124020-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<div>
<p style="text-align: justify;">Sa seule évasion demeure les rêves qui le hantent, une mère diaphane, des paysages immaculés. La vie, autrefois.</p>
<h3 style="text-align: justify;">LES BONUS</h3>
<p style="text-align: justify;">Le point de vue de Pierre Murat, très éclairant, même si je ne le partage pas.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=184002.html">Yevgeni Zharikov</a>, qui joue le jeune Lieutenant Galtsev rappelle les conditions dans lesquelles le film s’est engagé, alors qu’un autre film sur le même sujet avait déjà absorbé la moitié du budget. Encore jeune comédien, il se dit à l’époque à l’affût de tout ce que peut lui apprendre Tarkovski.</p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur de la photographie <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=130207.html">Vadim Yusov</a>, dont l’importance est primordiale dans la mise en scène de Tarkovski, se souvient d’un jeune cinéaste, inexpérimenté «<em>  mais entièrement voué au cinéma, ce qui me paraissait indispensable. Et il s’est révélé être un excellent professionnel»</em>.</p>
<h3 style="text-align: center;">LE COFFRET</h3>
<p><strong>L’Enfance d’Ivan</strong>, 1962, 95 min</p>
<p><strong>Andrei Roublev</strong>, 1966, 186 min<br />
L’histoire du grand peintre Andreï Roublev dans la Russie tourmentée du XVème siècle.</p>
<p><strong>Solaris</strong>, 1972, 169 min<br />
Le savant russe Kelvin est envoyé en mission sur la mystérieuse planète Solaris.<a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-lenfance-divan/a0010753/" rel="attachment wp-att-27014"><img class="alignright size-medium wp-image-27014" style="margin: 10px;" title="LE SACRIFICE" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/11/A0010753-281x400.jpg" alt="" width="210" height="298" /></a></p>
<p><strong>Le Miroir</strong>, 1978, 106 min<br />
Un homme gravement malade se remémore les souvenirs qui ont marqué son existence.</p>
<p><strong>Stalker</strong>, 1980, 163 min<br />
Dans un pays indéterminé, la Zone est une région dangereuse, où seuls les Stalkers, des passeurs, osent s’aventurer.</p>
<p><strong>Nostalghia</strong>, 1983, 130 min<br />
Un poète russe effectue un voyage en Italie à la recherche d’un compatriote musicien.</p>
<p><strong>Le Sacrifice</strong>, 1986, 150 min<br />
Un écrivain s’est retiré avec sa famille sur une île déserte au large de la Suède.</p>
<p><strong>Tempo di viaggio</strong>, 1983, 62 min<br />
L’écrivain Tonino Guerra entraîne Andreï Tarkovski au cœur des beautés de l’Italie.</p>
<p><strong>Les Tueurs</strong>,1958, 19 min</p>
<p><strong>Il n’y aura pas de départ aujourd’hui</strong>,1959, 46 min</p>
<p><strong>Le Rouleau compresseur et le violon</strong>,1960, 43 min</p>
<p><strong><em>Suppléments : </em></strong><em></em></p>
<p>- Présentations des films par le critique Pierre Murat<br />
- Nombreux entretiens avec des collaborateurs du cinéaste<br />
- Meeting Andreï Tarkovski de Dmitry Trakovsky (2008 – 90 min)</p>
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		<title>[Critique DVD]  Portier de nuit</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 22:59:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le film choc, invisible en France depuis 35 ans, pour la 1ère fois en DVD et Blu-ray ! Le temps aidant, l'histoire qui faisait scandale est devenue une grande histoire d'amour ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Classé X aux Etats-Unis lors de sa sortie en 1974 , interdit aux mineurs, ce film réalisé moins de trente ans après la fin de la seconde guerre mondiale, a profondément choqué. Il met en scène une ancienne prisonnière des camps nazis Lucia , et Max ex-officier SS, aujourd&#8217;hui portier dans un grand hôtel à Vienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils se sont aimés et leur amour va renaître au hasard d&#8217;une rencontre quinze ans plus tard. Au  grand dam des amis de Max qui organisent des « procès-thérapies » où ils pensent pouvoir se décharger de leur culpabilité… Les derniers témoins de leurs atrocités doivent alors disparaître.</p>
<p style="text-align: justify;">Très sincèrement, le parfum de scandale de l’époque me paraît aujourd’hui sans saveur. On peut le comprendre à l’aune d’un traumatisme encore très présent. Mais le temps aidant, cette relation sadomasochiste quasiment contre-nature (peut-on parler du <a title="Syndrome de Stockholm" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stockholm">syndrome de Stockholm</a> ?) a évolué vers une autre histoire, une histoire d’amour impossible, contenue dès l’origine du projet, mais nullement appréhendée de cette façon lors de sa sortie.</p>
<p style="text-align: justify;"> <img class="aligncenter size-large wp-image-25628" title="portier de nuit" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/09/5-520x395.jpg" alt="" width="500" height="379" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que je l’ai revu, sans forcer une relecture qui m’apparaît tout à fait naturelle. Comme si la réalisation  de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/3507/Liliana-Cavani.html">Liliana Cavani</a> , possédait une version plus actuelle , un pentimento scénique en quelque sorte, où l’esthétisme décadent de l’époque ferait place à un décorum historique , qui nous rappelle tout aussi crûment, ce que furent les atrocités de la guerre .La traque des anciens nazis à l’égard de leur compagnon de route et de sa maîtresse mesurant tout le poids de l’Histoire qui reste  à écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">A force de naviguer subtilement entre ce passé douloureux et un présent qui balbutie, Cavani rend sa mise en scène intemporelle et son récit, toujours aussi actuel et universel.C’est plus dans la psychologie des personnages qui se cherchent que dans la fuite en avant des anciens tortionnaires qu’elle réussit son coup de maître.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p><img class="alignright" style="margin: 10px;" title="portier de nuit" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/10/3-400x277.jpg" alt="" width="324" height="224" /></p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Parfaitement  aidée il est vrai  par deux comédiens d’exception. Si <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/2158/Dirk-Bogarde.html">Dirk Bogarde</a> , avait déjà ses lettres de noblesse, je pense que <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/16705/Charlotte-Rampling.html">Charlotte Rampling</a> , sortait à peine du bois. Mais de la jeune femme au visage maladif, à l’épouse du chef d’orchestre qu’elle est devenue, la justesse de  son interprétation est fascinante.</p>
<div>
<p style="text-align: justify;">On parle souvent de la fameuse scène où Lucia chante Marlène Dietrich, flanquée d’un pantalon à bretelles et d’une casquette nazie. C’est une grande scène d’anthologie, effectivement, une grande scène d’amour …</p>
</div>
<img src="http://www.lheuredelasortie.com/?ak_action=api_record_view&id=25622&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>[Critique DVD] Hermanas</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 00:55:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Epicentre films nous fait découvrir dans un coffret le travail tout en finesse de la réalisatrice argentine Julia Solomonoff. "Hermanas" film engagé sur l'histoire de son pays,est d'un brio exemplaire . Le second film, à découvrir ci-dessous..]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p>Le second film du coffret consacré à cette jeune réalisatrice  (voir «<a title="Dans ce blog, juste en dessous..." href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-le-dernier-ete-de-la-boyita/">Le dernier été de la Boyita </a>»), va à nouveau à la rencontre de deux sœurs argentines, dont la famille quittera le pays au moment de l’arrivée de <strong>la dictature militaire</strong>. La cadette Natalia, engagée politiquement est alors recherchée par la police.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Huit ans plus tard, elles se rejoignent, aux Etats-Unis où vit désormais confortablement  Elena. La petite histoire nous convie alors à des retrouvailles franches et sincères entre les deux sœurs qui n’auront malheureusement qu’une dizaine de jours pour rattraper le temps perdu.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-hermanas/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Natalia, journaliste, doit en effet repartir prochainement pour le Nicaragua. Elle n’a jamais renié le militantisme de sa jeunesse et l’Histoire de son pays, qu’elle n’a pas revu, <strong>demeure toujours une énigme</strong>.La découverte d’un manuscrit de son père journaliste et romancier va lui permettre de reprendre le cours de son histoire et de l’Histoire, là où les deux soeurs l’avaient laissée…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce  retour sur le passé à haut risque <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/228677/Julia-Solomonoff.html">Julia Solomonoff</a></span> l&#8217;appréhende avec la prudence nécessaire à un tel cheminement. Avec beaucoup de sensibilité et de tendresse, elle accompagne sa caméra d’une période à l’autre, dans  les méandres des souvenirs, où flottent encore les cadavres des amis disparus. Mais pourquoi eux, pourquoi pas moi s’interroge la jeune journaliste face au mutisme de sa sœur qui pensait avoir définitivement tiré un trait sur cette jeunesse contrariée.</p>
<div id="attachment_26326" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-large wp-image-26326" title="Hermanas" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/10/dc7d25cc78e44e09270757c1cc8b36b7o-520x301.jpg" alt="" width="500" height="289" /><p class="wp-caption-text">La soeur cadette avec son neveu qu&#39;elle n&#39;a jamais connu .Le début d&#39;une autre histoire?</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les témoins de l’époque ont disparu, ou ne se souviennent plus, mais l’acharnement de Natalia va conduire son petit monde à se retrouver au cœur de l’intrigue imaginée dans le roman paternel. Il y manque la dernière page, la fin d’un récit tragique et contemporain, la fin du grand amour de Natalia, fauché par la violence militaire.  Ce soir là elle s’apprêtait à lui porter secours.</p>
<p style="text-align: justify;">Subrepticement, les petites choses de la vie vont ainsi révéler à la caméra témoin de Solomonoff, les pièces manquantes à cette tragédie argentine. Qui scellera à jamais les  retrouvailles entre les deux sœurs : <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/236418/Valeria-Bertuccelli.html">Valeria Bertuccelli</a> et  <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/35342/Ingrid-Rubio.html">Ingrid Rubio</a> , deux comédiennes qui personnellement m’étaient jusqu’alors inconnues. Leur interprétation sans faille est à la hauteur de la mise en scène : aussi subtile que discrète.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>[Critique DVD]  John Rabe</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 23:19:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1937, l'armée japonaise envahit la Chine, un homme sauvera 200 000 personnes.Un film de guerre sur un épisode oublié de l'Histoire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><strong></strong></strong>Lorsque vous lisez cette histoire vous pensez c’est &laquo;&nbsp;Le Schindler de la Chine&nbsp;&raquo;. Pas loin &#8230;  <a title="John Rabe" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=503385.html">John Rabe</a>,  homme d&#8217;affaire allemand a travaillé en Chine de 1911 à 1938. Il est connu pour avoir aménagé, avec quelques européens, une zone de refuge pour de nombreux Chinois durant le massacre de Nankin par l&#8217;armée japonaise, sauvant ainsi des milliers de vies : le drapeau nazi que Rabe dressa sur sa propriété empêcha les pilotes japonais de la bombarder.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;une des premières scènes de ce film, que <a title="Florian Gallenberger" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=204159.html">Florian Gallenberger</a>, illustre de nombreuses images d&#8217;archives, renforçant l&#8217;aspect véridique d&#8217;une histoire toujours source de discorde entre la Chine et le Japon. Ici le parti pris pour le pays du soleil levant se focalise sur la résistance acharnée que mèneront Rabe et ses amis , au mépris des règles de survie les plus élémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-john-rabe/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Car la guerre est omniprésente, avec ses combats qui très rapidement tournent à la boucherie, l&#8217;armée japonaise ayant ordre de ne pas faire de prisonniers. Si le cinéaste rapporte de tels agissements avec le fracas inhérent à la guerre, il donne aussi  la juste mesure d&#8217;un conflit rapporté à celui que se livrent des hommes libres, prisonniers d&#8217;un système . Et c&#8217;est par là que le film pêche : à trop vouloir les magnifier, il en vient à les rendre parfois pathétiques, comme le joue <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/2955/Steve-Buscemi.html">Steve Buscemi</a> </span>, en toubib désespéré. Le rôle titre <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/36095/Ulrich-Tukur.html">Ulrich Tukur</a> </span>échappe au mélo , de la manière que la française de l&#8217;affiche <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/219734/Anne-Consigny.html">Anne Consigny</a> </span>, réussit à imposer son personnage : celui d&#8217;une directrice d&#8217;un lycée féminin , aux prises avec les pulsions bestiales de l&#8217;occupant.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour en Allemagne en 1938, Rabe est arrêté par la Gestapo et détenu jusqu&#8217;à la fin de la guerre, pour être ensuite accusé de nazisme, et finalement libéré. Il décède dans l&#8217;oubli le plus total jusqu’en … 2003.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-25403" title="photo-John-Rabe-2009-15" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/09/photo-John-Rabe-2009-15-520x326.jpg" alt="" width="500" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">LE MAKING OF<em></em></p>
<p style="text-align: justify;">Un making of avec pas mal d’entretiens, notamment avec le réalisateur qui explique la difficulté d’adaptation. « <em>Dans le journal que John Rabe écrivait au jour le jour, il n’y avait pas de structure dramatique, rien qu’une suite de notes et d’anecdotes, et c’était là tout le défi :choisir les éléments qui permettaient de donner l’essence du personnage </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Florian Gallenberger, explique aussi le choix des acteurs, dont Ulrich Tukur « <em> tant sa ressemblance avec John Rabe était intéressante</em> ».Le tournage s’est fait dans un quartier qui devait être détruit pour des gratte-ciels. Ils ont notamment reconstitué les hangars de l’époque…</p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
<p>Le film a reçu:</p>
<p>-       le <strong>Prix du meilleur acteur</strong> pour Ulrich Tukur et le <strong>Prix de la meilleure production aux Bavarian Films Awards</strong>. -       le <strong>Prix du meilleur film et meilleurs acteur</strong> pour Ulrich Tukur aux <strong>German Films Awards</strong>.-        le Prix du <strong>Coup de cœur du Public au festival du film allemand de Paris</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>16,99 euros le DVD et 19.99 euros le Blu-Ray</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[Critique DVD] Mister Bob</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 04:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un peu d'Histoire France-Afrique (c'est d'actualité ) au milieu des années soixante, quand l'armée française se querellait au sujet du Congo. Il s'appelait Bob Denard, militaire français, mercenaire sans frontière...Clovis Cornillac dans le rôle , est stupéfiant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est dommage que ce film ne soit pas accompagné d’un  bonus, en forme de documentaire historique. C’est tout à fait le type de long-métrage qui ,empruntant beaucoup à la réalité et un peu à la fiction, mériterait un éclaircissement spécifique de la part d’historiens ou de spécialistes de la politique française en Afrique. D’autant que la France-Afrique revient en ce moment beaucoup  à la une de l’actualité, magouilles politico-financières obligent.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes au milieu des années soixante, alors que De Gaulle fait la pluie et le beau temps sur un continent que les américains, via la CIA , lorgnent de plus en plus . Dans ce contexte, Bob Denard, un militaire français offre ses services à un nouveau venu sur la scène africaine : le général <a title="Mobutu Sese Seko" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mobutu_Sese_Seko">Joseph-Désiré Mobutu</a>, en qui il voit un véritable démocrate. Les autorités françaises, d’un autre avis, soutiennent son opposant <a title="Moise Tshombe" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moise_Tshombe">Moise Tshombe</a> . Pris entre deux feux, le mercenaire est  devenu une marionnette ; il en perdra son âme.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-25659" title="mister bob" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/09/19803789.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110830_025833-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est du moins le point de vue du réalisateur <a title="Thomas Vincent" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=21747.html">Thomas Vincent</a>, qui à travers un  portrait plutôt flatteur de Bob Denard ( c’est tout juste s’il ne le fait pas passer pour un pacificateur ) , réussit à mon sens à bien expliquer la situation géo-politique de l’époque. Pour le béotien que je suis ,ça n’a rien d’ évident . Il démontre  clairement les alliances et mésalliances au sein des communautés africaines, les putschs qui font et défont les accords sans que les intéressés patrouillant au fin fond de la brousse en soit forcément informés.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est réalisé un peu à la façon d’un thriller, suspense et retournements de l’Histoire venant en aide à un scénario construit sans fioriture sur les grands rebondissements de cette Histoire .On retrouve ainsi notre héros complètement désemparé, mais espérant encore un sursaut de son « ami » Mobutu , qui conseillé par les américains lui confiera une tâche pour mieux l’éliminer.</p>
<div id="attachment_25661" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><img class="size-medium wp-image-25661" title="mister bob" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/09/0b8679fa72e3c83d3c0cba7e00167b1d-400x266.jpg" alt="" width="400" height="266" /><p class="wp-caption-text">Mobutu aimait beaucoup les femmes, surtout celles de ses &quot; amis&quot;. Bob Denard lui résistera</p></div>
<div style="text-align: justify;">
<p>L’autre réussite , en forme de gageure,  est le rôle titre que <a title="Clovis Cornillac" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=7754.html">Clovis Cornillac</a>, , assume avec un toupet incroyable. Même si le comédien a depuis belle lurette dévoilé ses nombreuses facettes , l’adaptation est ici stupéfiante . Une fois la surprise passée, on oublie le comédien pour ne suivre qu’un homme égaré dans les arcanes de la grande Histoire. Chapeau l’artiste !</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
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