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	<title>L&#039;heure de la sortie &#187; Actualités</title>
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	<description>Du cinéma, des dvd, des blu-ray</description>
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		<title>[Critique cinéma] 08/02 Fleurs du mal</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 23:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier long-métrage du réalisateur hongro-suédois David Dusa, ce film explore le pouvoir des nouveaux réseaux sociaux, au service de la contestation politique. Révolutionnaire !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comment communiquer aujourd&#8217;hui sans Facebook ou Twitter ? Youtube et Dailymotion ? Les réseaux sociaux, la toile, Internet sont  des médias, que les récentes révolutions du monde arabe ont su exploiter afin de les mettre au service de leur cause.<br />
<a title="David Dusa" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=413214.html">David Dusa</a> nous le rappelle  de fort belle manière, dans ce film qui à travers la fiction d’une rencontre amoureuse, évoque la contestation iranienne  de 2009.<br />
Dès son arrivée à Paris, Anahita  consulte jour et nuit,  les vidéos de son portable, où défilent les événements sanglants de Téhéran.  On ne sait pas  trop pourquoi elle a quitté son pays, où elle a laissé de nombreux amis, dont elle est sans nouvelle.  Gecko, ignorant de tout (« <em> L’Iran, c’est le pays des embouteillages ?</em>  »), lui sert de guide, d’amant, et d’élève aussi, en quête du passé de cette étrange jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-0802-fleurs-du-mal/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">La belle insouciance du jeune garçon, c’est sa liberté de tous les jours, qu’il mesure à l’aune de ses déambulations enchantées dans Paris.  « <em> Il a la liberté de nos rêves</em> » tapote Anahita (<a title="Alice Belaïdi" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=486844.html">Alice Belaïdi</a>, parfaite)au milieu des pigeons qui s’envolent eux aussi librement, tandis que sur l’écran, quelqu’un lui répond qu’il se rend dans le nord de Téhéran en quête d’une batterie Internet. « <em> Je sais, c’est dangereux</em>.»<br />
Deux mondes se confrontent, s’affrontent,  s’ignorent, dans le réel ou le virtuel, mais toujours rattrapés par l’insistance médiatique des images apeurées.<br />
Des reportages amateurs, volés entre deux arrestations , des images livrées brut de brut , terribles de violence, d’autant plus terribles qu’on les découvre dans la sérénité d’un quotidien confortable.<br />
Ce film sur la liberté, est un film totalement libre dans sa mise en scène ; j’aime beaucoup les séquences hip-hop, imprévisibles, du héros, que joue très naturellement, et spontanément <a title="Rachid Youcef" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=507627.html">Rachid Youcef</a>. Un film qui assume totalement ses contradictions, et ses paradoxes, moteur d’un récit plein de fraîcheur, d’ardeur et de vie.</p>
<div id="attachment_28699" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-large wp-image-28699" title="Fleurs du mal" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/19866716.jpg-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111212_041950-520x292.jpg" alt="" width="500" height="280" /><p class="wp-caption-text">Gecko ne sait pas marcher, il danse continuellement...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Toute une jeunesse devrait s’y reconnaître, mais je pense que cette culture geek liée au désespoir d’un pays « <em>où notre silence est notre seule voix dans le monde</em> » va bien au-delà des barrières générationnelles. C’est un nouveau cinéma qui s’affirme ; il use avec intelligence et sensibilité  des codes du septième art et des réseaux sociaux. Ces &laquo;&nbsp;Fleurs du mal&nbsp;&raquo; nous font du bien &#8230;.</p>
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		<title>[Critique DVD] Le cochon de Gaza</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:22:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies dramatique]]></category>
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		<description><![CDATA[Une fois encore, l’humour vient à la rescousse du conflit israélo-palestinien. Mais une histoire douloureuse, traitée avec légèreté, ne suffit pas forcément à faire une bonne histoire]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une bande annonce rigolote, un bouche à oreille allant en ce sens, je pensais voir un film drôle, sur un sujet grave. Mais c’est le contraire, le film est grave, le sujet plutôt drôle, et le résultat mitige mon sentiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais vraiment pas ce que ce film veut dire réellement , au-delà du message de paix qu’il évoque en parlant de tout autre chose ; soit un pêcheur de Gaza , pauvre et démuni, qui ne ramène jamais rien dans ses filets. Le jour où la chose se produit, c’est le diable en personne qui frappe à sa porte. Un cochon rumine entre deux sardines !</p>
<p style="text-align: justify;">Sa religion lui interdit le commerce, et la consommation de la dite bête. Qui ne peut poser les pieds sur le sol palestinien, encore moins chez le voisin Israélien. Que faire ?</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-le-cochon-de-gaza/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Les solutions ont beau se bousculer chez notre pêcheur désemparé, aucune ne donne satisfaction. Il lui est de plus en plus difficile de cacher l&#8217;intrus à son épouse, à ses amis et aux militaires qui barrent les accès à la colonie juive. C’est pourtant là que son problème va peut-être se résoudre, au risque de passer pour un traître.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire ainsi racontée flirte effectivement avec une comédie à part entière, mais personnellement, j’ai rarement souri aux déboires du pauvre héros. Les situations cocasses tournent à vide, et seule son épouse <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/60895/Baya-Belal.html">Baya Belal</a>, ( la Maika de «  <a title="Un film remarquable, dans ce blog" href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-incendies/">Incendies</a> » )  tout en retenue , possède de savoureuses répliques .</p>
<div id="attachment_26374" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-large wp-image-26374" title="photo-Le-Cochon-de-Gaza-When-Pigs-Have-Wings-2011-9" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2011/10/photo-Le-Cochon-de-Gaza-When-Pigs-Have-Wings-2011-9-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /><p class="wp-caption-text">Deux excellents interprètes un peu perdus dans cette (mauvaise) farce</p></div>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai par contre jamais lâché des yeux <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/7311/Sasson-Gabai.html">Sasson Gabai</a> , sur qui tout repose et qui assume son personnage double face, avec une constance remarquable. Quel que soit le tempo, notre pêcheur adopte le ton juste d’une histoire pourtant beaucoup trop balbutiante. Entre le drame et l’humour, la réalisation de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/982691/Sylvain-Estibal.html">Sylvain Estibal</a>, ne sait jamais sur  quel pied danser. On devine l’esprit de «  La fanfare » où Gabai faisait déjà merveille, mais seules, les intentions ici demeurent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le trait est  appuyé (lourdingue, la métaphore entre la situation israélo-palestienne et la série brésilienne ….) et les personnages beaucoup trop caricaturaux. La farce des débuts est devenue une  fanfaronnade.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><strong> LE MAKING OF</strong></p>
<p>20 mn</p>
<p>C’est l’histoire d’un cochon tombé à l’eau, et le making of nous en prouve la véracité. Mais cette fois, ce n’était pas prévu. Il s’agit du tournage des dernières séquences du film à Malte, où le propriétaire de la bête explique comment il agit avec. On le voit ensuite hors champ, diriger le cochon.</p>
<p>Plusieurs séquences de tournage sont ensuite proposées, avec en prime une réunion de crise à laquelle on ne comprend pas grand-chose. Et quand il pleut on se ramasse pour chanter et danser</p>
<p>La seconde partie se passe en studio à Cologne. Rien de bien transcendant dans la retranscription de ce tournage. «  C’est un film français tourné en arabe en Allemagne », dit <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=98893.html">Lotfi Abdelli </a> dans le rôle du jeune policier. Il est d’origine … tunisienne !</p>
</div>
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		<title>[Critique cinéma] L&#8217;amour dure trois ans</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-lamour-dure-trois-ans/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:52:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[relation amoureuse]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier film, en forme d'auto-portrait déguisé, qui fait mouche à tous les coups. Beigbeder n'arrête pas de nous surprendre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il ne faut jamais rater le générique de fin, je vous l’ai déjà dit. L’avertissement vaut  pour ce film, une fois encore, mais il vaut beaucoup plus. Le prologue ou générique d’ouverture, si vous préférez,  mérite aussi  cette fois toute votre attention.</p>
<p style="text-align: justify;">Habillage souvent, sans conséquence, des frasques à venir, il est chez <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/314674/Frederic-Beigbeder.html">Frédéric Beigbeder</a> , une véritable déclaration d’intention. Faiseur d’images, le cinéaste en use, et en abuse dès l’ouverture, pour nous dire en quelques saynètes rafraîchissantes, bien appuyées, le sujet dont il va nous entretenir. Le titre est éloquent, sa mise en forme , une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quoi, tout coule de source. On aime ou pas Beigbeder, reste que son essai cinématographique, est un bluff ingénieux. Une romance, comme on n’en fait plus, tout à fait moderne, donc, kitsch pour les apparences, malicieuse pour les situations, pétillante pour les dialogues, à double, voire triple fonds.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-lamour-dure-trois-ans/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne dirai rien de ma voisine qui m’agaçait, de rire pour n’importe quel geste maladroit, d’une amoureuse éconduite, ou d’un bellâtre emberlificoté dans ses douleurs articulaires ( il y a aussi du De Funès pour intello, dans ce film ) .Face à de magnifiques répliques, elle est restée de marbre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que la composition de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1437618/Gaspard-Proust.html">Gaspard Proust</a> , en alter-ego du cinéaste est à elle seule une performance. Totalement subjugué par son reflet, Marc Marronnier, écrivain, anonyme, mais célèbre, ( <em>&laquo;&nbsp;le seul auteur vivant, à vouloir être connu à titre posthume!&nbsp;&raquo;</em> ) tient à la fois de Pierre Richard et <a title="Roberto Benigni" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=4984.html">Roberto Benigni</a> , ce qui provoque pas mal de quiproquos , et quelques entourloupes amoureuses bien senties.</p>
<p style="text-align: justify;">Proust est séduisant (et <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/652961/Louise-Bourgoin.html">Louise Bourgoin</a>  aussi) parce que Beigbeder réussit le tour de force de nous faire le coup du branché parisien expliqué aux nuls de la province. Prix littéraire, édition, petits arrangements entre amis, les poncifs habituels sont ici des moments de bravoure,  d’humour et ,d’intelligence distillée avec modération.</p>
<div id="attachment_28804" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-lamour-dure-trois-ans/photo-l-amour-dure-trois-ans-2011-7/" rel="attachment wp-att-28804"><img class="size-large wp-image-28804" title="photo-L-Amour-dure-trois-ans-2011-7" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/02/photo-L-Amour-dure-trois-ans-2011-7-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Nuit d&#39;ivresse, pour oublier, la femme de son cousin, son grand amour !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ca balance pas mal, et cette façon de se regarder le nombril : consternée, désabusée, amère. Rien de l&#8217;autoflagellation, rien que du charme . Il en appelle même à Pascal Bruckner et <a title="Alain Finkielkraut" href="/wiki/Alain_Finkielkraut">Alain Finkielkraut</a> <em></em> pour une auto parodie salvatrice que le réalisateur doit un tantinet s’approprier. Pas folle la guêpe, qui prévient la piqure du bourdon.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est peut-être contextuel</em> » dit Marronnier, au sujet d’un documentaire qu’il tourne sur l’amour <em>«  mais ce n’est pas chiant ».</em> Désarmant, et le bourdon renonce : son film est tout , sauf chiant !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[Critique DVD] We need to talk about Kevin</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 07:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'adaptation d'un roman noir, comme le film , sur les troubles de l'adolescence, l'instinct maternel , l'amour ... Un film à voir absolument, un jour ou l'autre. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un sujet peu coutumier du grand écran, une réalisation tout aussi surprenante. Pour dire le désamour, l&#8217;instinct maternel qui s&#8217;effrite ,au point de la rupture, et du drame . <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/91268/Lynne-Ramsay.html">Lynne Ramsay</a> raconte son histoire ,en un incessant va et vient ,entre hier et aujourd’hui, sans user un instant ,du conventionnel flash-back. Ca coule de source, c&#8217;est une histoire intemporelle et la vista de la cinéaste, est d&#8217;une magnifique complicité.</p>
<p style="text-align: justify;">Eva et Kevin, la mère et le fils, sont en bisbille, quasiment dès les premiers pas du bambin. Une tension de tous les instants, et des silences, qui pèsent des tonnes. Elle cherche à comprendre, et lui, la fuit, la provoque, l&#8217;ignore.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-we-need-to-talk-about-kevin/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un bout d&#8217;chou qui fait déjà grand. Son père (<a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/16905/John-C.-Reilly.html">John C. Reilly</a> ) est maladroit, très copain, trop copain.  Quand la petite soeur débarque, ça n&#8217;arrange pas l&#8217;ambiance dans la famille qui peu à peu se délite.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;arrête là, pour la psychologie, le cinéma de Lynne Ramsay s’en charge, très bien. A la limite, on ne raconte pas. On se laisse prendre. A cette musique, très présente, elle-aussi, actrice à part entière, comme dans cette scène magnifique , où la mère, rentre la nuit d’Halloween, bouleversée, toujours en quête de ses « pourquoi ». «  Every day » l&#8217;accompagne, contraste saisissant, fabuleux, cauchemardesque.</p>
<p style="text-align: justify;">A cet instant, on ne sait pas encore ce qui s’est réellement passé dans la vie d’Eva, que l’incroyable <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/19611/Tilda-Swinton.html">Tilda Swinton</a> , porte à bout de bras,à tout cœur. Par bribes, des échos du passé, des images enfouies, ressurgissent pour construire son existence, déjà laminée, et qui maintenant s’expose au grand jour de notre curiosité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-we-need-to-talk-about-kevin/photo-we-need-to-talk-about-kevin-2011-1-2/" rel="attachment wp-att-28782"><img class="aligncenter size-large wp-image-28782" title="photo-We-Need-to-Talk-About-Kevin-2011-1" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/02/photo-We-Need-to-Talk-About-Kevin-2011-11-520x345.jpg" alt="" width="500" height="331" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La caméra de Ramsay demeure pourtant  bien discrète dans ce grand déballage des sentiments, et les jeunes comédiens qui tour à tour, interprètent Kevin, eux aussi extraordinaires, font preuve de la même retenue. On s’y attache, et le talent de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/569651/Ezra-Miller.html">Ezra Miller</a>, y est certainement pour quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se mêle à cette symphonie désordonnée, orchestrée par le roman noir de la vie, et ses aléas. Implacable constat d’un réalisme troublant. On en ressort forcément secoué. L’enfance est-elle si cruelle ?</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<ul>
<li>
<div style="text-align: justify;"><strong>Rencontre avec l’équipe</strong></div>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La réalisatrice raconte son film, le choix de ses acteurs, qui tour à tour prennent la parole, dont souvent Tilda Swinton : « <em>Ce film, c’est le pire cauchemar d’une femme ayant songé avoir un enfant, avoir de l’aversion pour lui, ça tient du film d’horreur. (…). De toute façon j’aurais été attirée par ce scénario, un thème jamais traité ; il est tabou de montrer que l’instinct maternel ne fonctionne pas </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/16905/John-C.-Reilly.html">John C. Reilly</a> , « <em>le film va plus loin que le bouquin, il fouille au plus profond de l’intimité d’une mère qui vit ça. C’est une méditation sur la parentalité,  un film à la fois visuel et impressionniste </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>[Critique Cinéma] Les hommes de l&#8217;ombre</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/sortie-dvd-les-hommes-de-lombre/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:32:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Cette série événementielle avec  Natathalie Baye est diffusée depuis le  25 janvier sur France 2 , tous les mercredis,  avant de devenir un joli coffret 2 DVD. Après des débuts prometteurs, les chapitres d'hier soir ,confirment la tendance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On ne va pas s&#8217;emballer, ça ne fait que commencer. Mais personnellement, j&#8217;ai bien accroché aux deux premiers épisodes de cette nouvelle série française, qui sur le fond ,semble-t-il , ne va pas révolutionner le genre.Elle demeure néanmoins attachante par la forme d&#8217;un scénario à la trame plutôt originale : pour s&#8217;immiscer dans les arcanes de la politique, on s&#8217;attache cette fois pleinement aux hommes de l&#8217;ombre, ceux de la communication, qui font et défont les présidents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le piment : ce sont d&#8217;anciens collaborateurs, aujourd&#8217;hui concurrents , à la vie à la mort. Un décalque presque parfait du monde qu&#8217;ils sont sensé animer. Sur l&#8217;écriture de <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/53391/Dan-Franck.html">Dan Franck</a> </span>, le réalisateur joue alors de cette opposition pour mener à bien le petit bal des prétendants à la fonction suprême. Mais avant de remplacer le président décédé,il serait peut-être intéressant d&#8217;élucider les tenants et les aboutissants d&#8217;un attentat bien mystérieux.</p>
<p style="text-align: justify;"> <p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/sortie-dvd-les-hommes-de-lombre/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Si <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1395/Nathalie-Baye.html">Nathalie Baye</a></span> parfois méconnaissable n&#8217;a pas encore dévoilé toute l&#8217;étendue de son talent( qu&#8217;elle confirme dans les volumes trois et quatre ) elle est tout à fait dans la peau de son personnage de future candidate , à qui ses adversaires sont prêts à tout pour la faire chuter. Petits phrases et grands coups, la fiction colle à la réalité , sans la dévoyer.</p>
<p><span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/21694/Bruno-Wolkowitch.html">Bruno Wolkowitch</a> </span>et <span style="font-family: verdana,geneva,arial; font-size: x-small;"><a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/164109/Gregory-Fitoussi.html">Grégory Fitoussi</a> </span>, les deux compères de la com&#8217; ont peiné au démarrage, mais après la machine s&#8217;est mise en route . Les voici en accord avec la prestation de <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=15330.html">Philippe Magnan</a>.Dans le rôle du premier ministre aux dents longues ( rien à voir avec Fillon ! ), il est tout à fait convaincant. Pour la petite histoire , son ministre de l&#8217;intérieur s&#8217;appelle Patrick Harivel, un excellent comédien qui j&#8217;espère aura dans les épisodes à venir , un peu plus de place sur l&#8217;écran .</p>
<p><strong>Chapitres 3 et 4.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était hier soir et ce fut très, très bien. La série a pris toute la mesure d&#8217;un excellent scénario, qui cette fois n&#8217;hésite pas à nous offrir un thriller-politique, rondement mené. Il y a peu d&#8217;instants pour reprendre son souffle, entre les peaux de bananes et les entourloupes, des uns et des autres. Mais , chaque fois ,je trouve les situations très crédibles, les interprètes , aux mieux de leur forme, avec une mention particulière à <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=135253.html">Valérie Karsenti</a>, la journaliste sur la piste du témoin de l&#8217;attentat du président. C&#8217;est aussi l&#8217;ex du conseiller en communication de la candidate Nathalie Baye. Ce qui n&#8217;arrange pas forcément les affaires de tout le monde. Mais pour le suspense, c&#8217;est une merveille et Nathalie de plus en plus crédible dans son personnage, me ravit. Le fin de mot de l&#8217;histoire ? La semaine prochaine !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-28654 aligncenter" title="Nathalie-Baye-sera-candidate-a-la-presidentielle-dans-Les-Hommes-de-l-ombre-sur-France-2_reference" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/Nathalie-Baye-sera-candidate-a-la-presidentielle-dans-Les-Hommes-de-l-ombre-sur-France-2_reference-400x265.jpg" alt="" width="400" height="265" /></p>
<p>Mais encore</p>
<p>Cette fiction est une véritable série à suspense avec un mensonge d’Etat en toile de fond. Nathalie Baye incarne une femme politique propulsée candidate à des élections présidentielles anticipées. Le film a pris de nombreux décors en Touraine. La scène de l’attentat contre le président se déroule ainsi dans l’ancienne imprimerie Mame, très célèbre pour ses éditions de la Bible sur papier vélin.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus extraordinaire , ce sont les scènes de meetings – censées se dérouler à Perpignan, Lyon et Auxerre – tournées dans la ville de Tours. Les salles du centre de congrès Vinci,étant particulièrement sollicitées.</p>
<img src="http://www.lheuredelasortie.com/?ak_action=api_record_view&id=28460&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>[Critique DVD] The story of G.I Joe</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 23:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Les critiques]]></category>
		<category><![CDATA[correspondant de guerre]]></category>
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		<category><![CDATA[mitchum]]></category>
		<category><![CDATA[prix pulitzer]]></category>
		<category><![CDATA[san vittorio]]></category>
		<category><![CDATA[seconde guerre mondiale]]></category>

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		<description><![CDATA[Authentique, sans fard et dénué de toute propagande,  l'un des plus grands films de guerre est  édité en France dans une version restaurée. Il est  accompagné d'un livre inédit de 80 pages]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em></em><em></em>Ernie Pyle est correspondant de guerre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il va suivre un petit groupe de fantassins américains impliqués dans deux moments clés de la guerre : la campagne d&#8217;Afrique du Nord et celle d&#8217;Italie. Il va centrer ses articles sur le métier de soldat certes, mais aussi et surtout sur la vie quotidienne de ces hommes de l’infanterie américaine, tiraillés entre leur devoir, leurs relations amicales et sentimentales. À la tête du bataillon, le lieutenant Walker, qui conduit ses hommes à la bataille de San Vittorio…</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-28122" title="the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse.jpg-3" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse.jpg-3-520x404.jpg" alt="" width="500" height="388" /></p>
<p style="text-align: justify;"> Il est joué par <a title="Robert Mitchum" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=730.html">Robert Mitchum</a>, tout à fait en phase avec ce film de guerre pas comme les autres. Plus descriptif que spectaculaire, c’est vraiment un carnet de campagne qui s’ouvre devant le spectateur. Il nous relate quasiment jour après jour la progression d’une compagnie d’infanterie, les instants de répits, les hommes confrontés à la peur, au froid, au silence&#8230;<br />
La mise en scène de<a title="William A. Wellman" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=33301.html"> William A. Wellman</a> est tout aussi sobre, peut-être calquée sur les écrits  d’Ernie Pyle, qui rédigeait scrupuleusement l’actualité des combats au quotidien. Le film de William A. Wellman rend grâce, à la simplicité de son style, ainsi qu’à son souci de réalisme et d’humanité. Ernie Pyle fut couronné du Prix Pulitzer en 1944 pour ses chroniques, publiées par près de 300 journaux.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il a choisi de suivre les fantassins, de se coltiner à l&#8217;infanterie, sans jamais risquer sa vie  (on le voit souvent sur les lignes arrières) c&#8217;est pour mieux saisir ces instants d’humanité, qui de l&#8217;être ou du GI ne sait plus pourquoi se perdre,  dans quoi se fondre. En voyant passer une escadrille, Pyle très posément joué par <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=2999.html">Burgess Meredith </a>  aura ce commentaire.  « <em>Ils meurent bien rasés, ils sont bien nourris.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-28592" title="the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse.jpg-5" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/02/the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse1.jpg-51-520x342.jpg" alt="" width="500" height="328" /></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est à la fois son histoire et celle de la compagnie que nous découvrons, un quotidien parsemé d&#8217;embûches dans la gadoue, sur le flanc des collines, au cœur de la mitraille.<br />
Les instants de repos sont aussi de formidables moments de cinéma ,sous l’œil attentif d&#8217;un cinéaste très complice. Je ne citerai que le dialogue qui sur le final s&#8217;engage entre le capitaine et le journaliste. Moments intimes, précieux, si rares et si courts.<br />
Le temps aidant, mais vieillissant aussi, l&#8217;ensemble apparaît aujourd&#8217;hui  fortement appuyé, avec une symbolique très marquée, jusqu&#8217;à la morale inhérente à la production de l&#8217;époque. Avant d&#8217;atteindre Rome, et alors que les G.I viennent de vaincre la fameuse montagne de Cassino , une voix nous parle d&#8217;un monde plus juste , et d&#8217;une paix certaine , si tous les gars du monde&#8230;<br />
Une rengaine, il est vrai, mais pas une ride !</p>
<div id="attachment_28593" class="wp-caption alignright" style="width: 274px"><img class="size-medium wp-image-28593 " style="margin: 10px;" title="the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse.jpg-6" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/02/the-story-of-g-i-joe-photo-de-presse.jpg-6-264x400.jpg" alt="" width="264" height="400" /><p class="wp-caption-text">Burgess Meredith , dans le rôle du reporter</p></div>
<p><strong>[LE LIVRE]</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>LE CIEL OU LA BOUE</em><em>,</em> un livre inédit de 80 pages qui se penche sur le film et sur sa réalisation, écrit spécialement par Michael Henry Wilson, journaliste et historien du cinéma, et illustré par des photos rares.</p>
<p> <strong>LE  COMPLÉMENT</strong></p>
<p><strong>- <em>The Battle of San Pietro</em> </strong>(38‘), le documentaire de John Huston (Noir &amp; Blanc &#8211; 1.33, 4/3 &#8211; VOST Mono)</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;épisode sanglant de l&#8217;attaque, en plein hiver, du village de San Pietro tenu par les Allemands, en 1943 pendant la campagne d&#8217;Italie. Ce documentaire de commande tourné sur le front lors de la campagne de la 5e Armée US en Italie (automne 1943-hiver 1944) est incroyable par l&#8217;authenticité qu&#8217;il restitue aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre vérité, une autre réalité apparaît au-delà du récit filmique. L&#8217;image est plutôt grisaille, mais à l&#8217;époque les cameramen opéraient avec les moyens du bord. Et bien souvent au plus près des combats.<br />
Le premier assaut repoussé, les pertes, la contre attaque, la violence implacable des combats, rien ne manque!</p>
<p><em>29,99 Euros le Coffret DVD + Livre</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[ Critique DVD] Cell 211</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-cell-211/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:33:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lheuredelasortie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Les critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[mutinerie]]></category>
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		<category><![CDATA[sortie dvd 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Une bonne adaptation du roman éponyme du journaliste Francisco Perez Gandul, qui suit la première journée d'un gardien de prison, pris au piège d'une mutinerie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je crois savoir qu’un remake de ce film est programmé pour l’année prochaine. Personnellement, je me contenterais de cet original, qui  m’a plutôt bien scotché. A part  les scènes finales, où la focalisation sur les déboires du héros, vire vraiment au pathétique, l’ensemble est un très honnête film noir. Qui en reprenant le sempiternel credo des mutineries carcérales, tente de faire preuve d’un peu d’imagination. On la doit en tout premier lieu à l’œuvre de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/939531/F.P.-Gandul.html">F.P. Gandul</a> , dont le roman a été adapté, sans être un simple copié-collé. Le réalisateur, qui pour ce film, rafle huit Goya, s’emploie à brouiller les cartes, au moment où la donne semble évidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Un gardien de prison, fraîchement débarqué ,tombe pour son premier jour, sur une mutinerie. Personne ne le connaît, il visite la place, et devient un détenu pas ordinaire. Un individu double face que <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/939501/Alberto-Ammann.html">Alberto Ammann</a> , aborde un peu timidement me semble-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-cell-211/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Sans être scénariste, romancier ou cinéaste, on imagine un peu vers quelles situations nous conduit ce genre de situation. Mais pas forcément là où nous mène le réalisateur. Nullement manichéen, <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/431363/Daniel-Monzon.html">Daniel Monzón</a> multiplie les cas de figures ,qui  prennent tous la tangente des idées reçues.</p>
<p style="text-align: justify;">L’origine de la mutinerie, la présence de membres de l’ETA dont le transfert était imminent, à l’extérieur de la prison, où la riposte s’organise, on s’interroge ainsi beaucoup sur un mouvement pas forcément spontané.A l’intérieur ,le doute est aussi de mise ; dans l’entourage du boss,  Malamadre (<a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/76009/Luis-Tosar.html">Luis Tosar</a> , très bien) on se pose quand même quelques questions sur le nouvel arrivant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dehors, dedans, la caméra va et vient, relayée par la vidéo surveillance de la prison. Un jeu dont Daniel Monzón s’acquitte avec maestria, soucieux de donner du spectacle et de la réflexion.<strong>Ce mélange des genres, alimente la tension </strong>grandissante,  au fur et à mesure des tractations. Le réalisme est total, proche du documentaire, et seule la vision dramatique des personnages (peu de dialogues, des regards éloquents), nous remet en mémoire les fondamentaux de ce  cinéma de genre. Dans le genre, franchement, je n’en demande pas plus</p>
<div id="attachment_28731" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><img class="size-full wp-image-28731" title="cell 211" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/02/19205182.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091127_114618.jpg" alt="" width="520" height="325" /><p class="wp-caption-text">Malamadre, le chef de la rebellion</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le making of ( 34 mn )</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le film raconté par le menu, avec en toile de fond, le décor, et plusieurs scènes de tournage.</p>
<p>Ce sera l&#8217;ancienne prison de la ville de Zamora en Espagne, où <a title="Daniel Monzón" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=226576.html">Daniel Monzón</a> a fait appel à près de 500 figurants, parmi lesquels des prisonniers de la prison de Topas et du centre d&#8217;insertion sociale pénitentiaire de la ville. Visite des lieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les intentions du réalisateur, le choix des caméras en fonction des situations, «  <em>caméra à l’épaule, c’était stimulant, on vivait notre propre mutinerie</em> », le point de vue des acteurs, complètent ce making of ,bavard mais agréable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cellule 211</strong> n’est pas sans rappelé «<a title="Dans ce blog" href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-un-prophete/">Un prophète</a>»  de <a title="Jacques Audiard" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=18521.html">Jacques Audiard</a>, sorti la même année  :  l&#8217;univers carcéral des deux histoires et, le succès critique et populaire du film qui a raflé  huit Goya en Espagne (contre neuf Césars pour Audiard).</p>
<img src="http://www.lheuredelasortie.com/?ak_action=api_record_view&id=26843&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>[Critique DVD] Obsession</title>
		<link>http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-obsession/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 07:24:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le cirque au cinéma est à la fois un décor, un prétexte, un personnage. Ce qu'illustre parfaitement ce film noir à voir et à revoir, rien que pour Michèle Morgan . Mais elle n'est pas la seule...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au milieu du siècle dernier, le cinéma mondial a fourni plusieurs films sur le thème du cirque, lieu emblématique où la passion et  la mort, s’unissent sous des tonnerres d’applaudissements. « Sous le plus grand chapiteau du monde » de <a title="Cecil B. DeMille" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=4910.html">Cecil B. DeMille</a> , demeure à mes yeux … le plus grand.Le drame qui s’y déroule est indissociable de l&#8217;univers circassien ; à la fois décor, acteur et témoin, le cirque ne fait qu’un avec l’histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"> «  Obsession » suit la même trajectoire. Un couple de trapézistes, là encore, une relation amoureuse contrariée,  des meurtres, des victimes désignées… Mais <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/5343/Jean-Delannoy.html">Jean Delannoy</a>, relayé sur le scénario par <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/64197/Antoine-Blondin.html">Antoine Blondin</a> (merci pour le suspense), arrête là notre projection américaine, pour servir un cinéma tout à fait hexagonal, et d’excellente facture.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-obsession/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous tentez d’en savoir plus avant de voir le film, je vous déconseille les quelques lectures possibles sur le web. Le peu de textes existants,  vous racontent par le détail, les tenants et les aboutissants d’une intrigue que le réalisateur et son scénariste ont su maîtriser jusqu’au bout.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si parfois l’histoire nous conte des bobards, pour nous entraîner sur de fausses pistes, il y a une telle élégance dans la mise en scène que l’on s’y laisse prendre aisément. Et une fois bien en main, vous ne lâchez plus rien du récit, des personnages et de l’ambiance qui s’en dégage.Surtout la nuit quand la couleur s&#8217;estompe, et que le noir et le blanc font du gris, une lueur bien inquiétante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les décors qui ne sont pas de Trauner mais de René Leroux sont d’un réalisme tout à fait en accord avec le jeu des acteurs, qui n’ont semble-t-il pas besoin de forcer la dose pour donner le meilleur d’eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec une mention spéciale pour <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/14362/Michele-Morgan.html">Michèle Morgan</a> qui, beauté mise à part, resplendit sur tous les registres que lui impose son personnage.</p>
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		<title>[Critique DVD] La prisonnière</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 05:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le dernier film d'un réalisateur prolixe , qui après "Les diaboliques" et "L'enfer" plongeait à nouveau dans un monde interlope et sulfureux. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’art de la cybernétique et de la perversion. Je pense qu’en 1968, le mouvement contestataire pouvait porter une telle alliance, sur les fonds baptismaux d’un cinéma tout aussi agité par ses revendications libertaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais <a title="Henri-Georges Clouzot" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=4768.html">Henri-Georges Clouzot</a>, maître de «  L’enfer » n’en était pas à se torturer les méninges pour savoir s’il pouvait franchir le pas d’une décadence, aujourd’hui sérieusement émoussée. Je ne sais comment le film a été reçu , mais le réalisateur ,dépassé par la nouvelle vague se fait alors le chantre d’un avant-gardisme inattendu, autour de la photographie et des phantasmes sexuelles qu’elle peut susciter.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-dvd-la-prisonniere/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">En prenant pour décor une galerie d’art contemporain, et pour témoin Stanislas, son propriétaire aux allures de dandy démesuré (<a title="Laurent Terzieff" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1631.html">Laurent Terzieff</a>, exceptionnel), Clouzot dévie faussement la trajectoire de son projet. Car l’ensemble est intimement lié, Stanislas s’adonnant dans le privé à la pratique photographique d’un genre bien particulier. Il flashe de jeunes femmes, qu’il soumet sexuellement au désir de son objectif, mais jamais il ne couche avec ses modèles. Josée, l’amie d’un artiste de la galerie se sent irrésistiblement attirée par cette pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le côté kitsch et  gentiment psychédélique aujourd’hui révélé par le temps passé (quatre décennies, quand même), gomme automatiquement la portée obsessionnelle de l’événement, au profit d’une leçon d’art et d’histoire du cinéma.  Clouzot réunit les deux courants,  et profite des œuvres de Vasarely, Stein, Soto, Boto, et autre Claisse pour signer une mise en scène, en adéquation avec ces artistes. Visuellement ça en jette encore pas mal .La scène du vernissage (séquence habituellement inutile dans le cinéma français) est à ce titre exemplaire. Au-delà de la participation de nombreux acteurs , nullement crédités au générique ( Michel Piccoli,<a title="Pierre Richard" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=12559.html">Pierre Richard</a>,&#8230; ) on y déambule avec malice et cruauté, chaque personnage affinant sa silhouette pour mieux se cacher. Mais le réalisateur a assez d’habileté et de patience pour venir les surprendre au fil d’un récit amoureux, dont lui-même ne sortira  pas  indemne.  <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/21454/Elisabeth-Wiener.html">Elisabeth Wiener</a>  ainsi filmée, n’aurait jamais du sombrer dans l’oubli cinématographique.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-28721" title="la prisonnière" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/12224bedb86318d39843874c868b9bbe-520x280.jpg" alt="" width="500" height="269" /></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_28233" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Elisabeth Wiener est partie sous d&#8217;autres cieux : la musique, la chanson &#8230; Dommage pour le cinéma.</dd>
</dl>
</div>
<ul>
<li><strong>Les bonus</strong></li>
</ul>
<p>Une série de photos, sympathique ….</p>
<p>Les dialogues, et c’est assez rare de les découvrir ainsi. Mais une fois la surprise passée, on passe …</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[Critique Cinéma] The descendants</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 11:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Loïck Gicquel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clooney n'aura peut-être pas l'Oscar pour ce film, mais l'important c'est que ce film , l'air de ne pas y toucher, est un moment très agréable de cinéma. Et même un peu plus que ça ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">S’il faut se positionner entre <a title="Il est en compétition avec &quot; The artist&quot;, dans ce blog" href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-the-artist/">Jean Dujardin</a> et George Clooney, en route pour les Oscars, je ne pense pas que l’acteur américain tienne la route. Sa prestation ici, en père de famille désemparé, est de très bonne facture, mais de là à le couronner me semble illusoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est intéressant chez Clooney, c’est de le voir dans cette  composition très touchante, un brin évaporée, un rien dans la marge, en mari négligent et papa tête en l’air. Ce profil s’applique d’ailleurs à tous les autres personnages : on les croit sur le droit chemin et les voici qui déraillent, qui dévient un tout petit peu de leur trajectoire. Certains mêmes apparaissent tels des Ovni : le petit copain de la fille de Clooney  <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=162079.html">Nick Krause</a>, est une véritable tête à claques. Rien de  bien méchant dans tout ça, mais ç&#8217;est déjà  le piment de cette romance, elle-même en perpétuelle décalage.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.lheuredelasortie.com/critique-cinema-the-descendants/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">La famille de Matt King souhaite  vendre à un gars du coin, les terres familiales, héritées de leurs ancêtres hawaiiens. Mais Matt, avocat et curateur du dossier, à d’autres acquéreurs et surtout d’autres soucis en tête : victime d’un accident de hors-bord, son épouse est dans le coma. Là-dessus il lui faut gérer ses deux filles, pas faciles du tout et, prendre pleine face, quelques révélations privées, qui pourraient avoir une incidence sur la vente des terres.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Bref la vie de Matt est un peu compliquée et le scénario ne lui facilite pas la tâche. Alors que tout ici respire le drame et la conspiration, l’ensemble est plutôt léger, aérien, inconséquent. C’est tout le charme de ce film qui brasse des idées aussi opposées que la mort artificielle et le farniente des touristes en goguette, l’éducation parentale et l’adultère. <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/29928/Alexander-Payne.html">Alexander Payne</a> , ne s’appesantit ni sur les uns, ni sur les autres, mais le tempo de sa mise en scène s’en ressent et c’est très agréable.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-28674" title="photo-The-Descendants-2011-21" src="http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2012/01/photo-The-Descendants-2011-21-520x346.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p>Elle est dynamique, irrégulière, rythme brisé pour garder la distance nécessaire avec tous ces personnages plus ou moins recommandables. Qui au fil de leurs pérégrinations se révèlent à l’image de <a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/354752/Shailene-Woodley.html">Shailene Woodley</a> ; dans le rôle de la fille aînée de Matt, belle et rebelle, elle  joue une excellente partition. Sa petite sœur (<a href="http://www.cinemotions.com/modules/Artistes/fiche/1456349/Amara-Miller.html">Amara Miller</a>), chipie et précoce, n’est pas mal non plus.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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